Retraite de sage-femme : guide complet 2026
La retraite des sages-femmes dépend entièrement de leur mode d'exercice : salariée du privé, hospitalière publique ou libérale. Ce guide détaille les trois régimes possibles et leurs implications.

Sur cette page
- Une profession médicale à part, trois régimes de retraite possibles
- CARCDSF, FPH ou régime général : le triple statut de la sage-femme
- Quand partir : âge légal, décote et surcote selon le statut
- Comment se calcule la pension d'une sage-femme
- Les erreurs de relevé les plus courantes chez les sages-femmes
- Questions fréquentes
- Sage-femme : faites vérifier votre relevé avant qu'il ne soit trop tard
Une profession médicale à part, trois régimes de retraite possibles
La sage-femme occupe une place singulière dans le système de santé français. Contrairement aux infirmières ou aux aides-soignantes, qui relèvent du corps paramédical, la sage-femme est une professionnelle médicale à part entière, au même titre que le médecin, le chirurgien-dentiste ou le pharmacien. Le Code de la santé publique (articles L.4151-1 et suivants) lui reconnaît une compétence médicale autonome : elle prescrit, diagnostique et pratique des actes médicaux dans le champ de la maternité et de la santé génésique. Cette distinction n'est pas seulement symbolique. Elle conditionne directement le régime de retraite applicable, notamment pour les libérales.
Selon le mode d'exercice, une sage-femme peut relever de trois régimes complètement différents. Une sage-femme salariée dans une clinique privée cotise au régime général (CNAV) et à l'Agirc-Arrco, comme n'importe quel salarié du privé. Une sage-femme hospitalière titulaire de la Fonction publique hospitalière (FPH) dépend de la CNRACL pour sa retraite de base et complémentaire, avec un complément RAFP sur les primes. Une sage-femme contractuelle de l'hôpital public (non titularisée) cotise à la CNAV pour la base et à l'IRCANTEC pour la complémentaire, pas à la CNRACL et pas à l'Agirc-Arrco. Enfin, une sage-femme libérale cotise à la CNAVPL pour la retraite de base et à la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes) pour la complémentaire.
Ce rattachement à la CARCDSF, partagée uniquement avec les chirurgiens-dentistes, est une conséquence directe du statut médical de la sage-femme : les infirmières libérales, elles, cotisent à la CARPIMKO, la caisse des auxiliaires médicaux.
Beaucoup de sages-femmes passent d'un statut à un autre au cours de leur carrière. Remplacements en libéral pendant les études, premiers postes en maternité publique, installation en cabinet libéral à la quarantaine : ces transitions multiplient les régimes et rendent la reconstitution de carrière particulièrement délicate.
CARCDSF, FPH ou régime général : le triple statut de la sage-femme
Sage-femme salariée du secteur privé
La sage-femme employée d'une clinique, d'un centre de santé ou d'une maternité privée relève du régime général de la Sécurité sociale (CNAV) pour la retraite de base. Sa retraite complémentaire est gérée par l'Agirc-Arrco, comme pour tout salarié du privé. Les cotisations sont prélevées directement sur le bulletin de paie, avec une part salariale et une part patronale. Ce statut est le plus simple en matière de retraite, mais il reste minoritaire : la majorité des sages-femmes exercent soit à l'hôpital public, soit en libéral.
Sage-femme hospitalière titulaire : la CNRACL et le tournant de 2014
Les sages-femmes titulaires de la FPH relèvent de la CNRACL pour leur retraite de base et complémentaire. La pension est calculée sur le traitement indiciaire des six derniers mois d'activité. Elles cotisent également au RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) sur les primes et indemnités perçues.
Le point de bascule pour les hospitalières est la réforme de 2014 (décret n° 2014-1585 du 23 décembre 2014), qui a créé un corps des sages-femmes des hôpitaux classé en catégorie A. Depuis cette réforme, le corps est organisé en deux grades :
- Grade I (activités cliniques) : relève de la catégorie active. Conservation du départ anticipé et de la majoration de durée d'assurance du dixième, comme sous l'ancien régime de catégorie B active.
- Grade II (fonctions d'expertise, de management ou administratives) : relève en principe de la catégorie sédentaire, avec un départ aligné sur l'âge légal (62 à 64 ans selon génération) et sans majoration du dixième. Attention toutefois : selon l'instruction CNRACL n° 2016-44 du 18 février 2016, l'appartenance à la catégorie active ne dépend pas seulement du grade détenu mais surtout de la nature réelle des fonctions exercées. Une sage-femme de grade II qui consacre la majorité de son temps de travail à des fonctions cliniques (contact direct et permanent avec les patientes) conserve la catégorie active et la majoration du dixième ; pour les positions mixtes, l'administration doit déclarer à la CNRACL la répartition entre activités cliniques et organisationnelles.
Le droit d'option ouvert en 2014 concernait l'intégration dans le nouveau corps avec conservation éventuelle des droits liés à l'ancienne catégorie active. Ce choix, souvent mal éclairé à l'époque, est aujourd'hui irréversible et conditionne à la fois l'âge de départ et le montant de la pension.
Ce mécanisme est propre aux sages-femmes hospitalières. Les infirmières ont vécu un épisode similaire en 2010 (passage de B actif à A sédentaire), mais les conditions de droit d'option et les grilles indiciaires différaient sensiblement. Les deux situations ne doivent pas être confondues.
Sage-femme contractuelle de l'hôpital public
Une sage-femme employée par un hôpital public sous contrat (non titularisée) ne relève pas de la CNRACL. Sa retraite de base est gérée par la CNAV (régime général) et sa retraite complémentaire par l'IRCANTEC (institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques), pas par l'Agirc-Arrco. Ce détail est important : en cas de titularisation ultérieure, les droits IRCANTEC sont alors transférés vers la CNRACL sous forme de validation de services, opération à vérifier soigneusement.
Sage-femme libérale : CNAVPL et CARCDSF, le régime des professions médicales
La sage-femme exerçant en libéral cotise à la CNAVPL pour la retraite de base et à la CARCDSF pour la retraite complémentaire. C'est ici que le statut médical de la sage-femme prend tout son sens : la CARCDSF est la caisse des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, pas celle des auxiliaires médicaux. Les infirmières et kinésithérapeutes libéraux cotisent à la CARPIMKO, une caisse dont les barèmes et les prestations sont différents.
Le régime de base CNAVPL fonctionne par points depuis 2004, avec deux tranches de cotisation :
- Tranche 1 : 8,73 % sur les revenus jusqu'à 1 PASS (48 060 € en 2026).
- Tranche 2 : 1,87 % sur les revenus jusqu'à 5 PASS (240 300 € en 2026).
La valeur de service du point CNAVPL est de 0,6599 € au 1er janvier 2026.
Le régime complémentaire CARCDSF pour les sages-femmes est proportionnel aux revenus, au taux de 11,35 % sur la fraction du revenu comprise entre 0,65 PASS (31 239 € en 2026) et 5 PASS (240 300 € en 2026). Contrairement à une idée très répandue, il n'y a pas de système de classes forfaitaires pour les sages-femmes libérales : les chirurgiens-dentistes, qui partagent la même caisse, relèvent d'ailleurs de la même logique et non d'un barème par classes : leur régime complémentaire repose lui aussi sur une cotisation forfaitaire (3 210,60 € en 2026, ouvrant 6 points) complétée, à partir de la troisième année, par une cotisation proportionnelle aux revenus au même taux de 11,35 % entre 0,65 et 5 PASS, le point de service CARCDSF valant 31,82 € en 2026. Pour une sage-femme libérale dont le revenu net se situe autour de 45 000 € par an, la cotisation complémentaire CARCDSF s'élève donc à environ 11,35 % sur la part située entre 31 239 € et 45 000 €, soit de l'ordre de 1 560 € annuels.
Le régime PCV (Prestation Complémentaire de Vieillesse, ex-ASV) est un troisième étage réservé aux sages-femmes libérales conventionnées. La cotisation est forfaitaire (environ 780 € en 2026) et financée à deux tiers par la CPAM pour les conventionnées en secteur 1 : la sage-femme ne règle donc qu'environ 260 €, le reste étant pris en charge par l'Assurance maladie. Les sages-femmes non conventionnées ne cotisent pas au PCV et ne bénéficient donc pas de ce troisième étage.
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Quand partir : âge légal, décote et surcote selon le statut
L'âge légal de départ à la retraite suit les règles de la réforme 2023, ajustées par la LFSS 2026 : il s'échelonne de 62 ans 3 mois (génération 1961) à 64 ans (génération 1968 et après), quelle que soit la forme d'exercice. Le taux plein automatique, sans condition de durée d'assurance, est atteint à 67 ans. Toutefois, les conditions de départ varient significativement selon le statut.
Salariées du privé et libérales
Le départ anticipé est possible dans le cadre de la carrière longue (début d'activité avant 16, 18 ou 20 ans) ou pour inaptitude médicale. En pratique, les études de sage-femme durent cinq ans après le baccalauréat, ce qui rend le dispositif de carrière longue rarement applicable à cette profession. La plupart des sages-femmes ne commencent à cotiser qu'à 23 ou 24 ans.
Hospitalières publiques : l'impact du grade I ou II
Les sages-femmes hospitalières en grade I (catégorie active) peuvent partir à 57 ans (progressivement relevé à 59 ans selon la génération), à condition de justifier de 17 ans de services actifs. Celles classées en grade II (catégorie sédentaire) suivent les règles du régime sédentaire : départ aligné sur l'âge légal (62 à 64 ans selon génération), sans majoration du dixième.
Contrairement à une idée reçue, la bonification du cinquième n'existe pas dans la fonction publique hospitalière : elle est réservée à des corps comme les policiers nationaux ou les sapeurs-pompiers professionnels. Le mécanisme applicable est la majoration de durée d'assurance du dixième (loi n°2003-775, art. 78 ; décret n°2003-1306, art. 21) : 4 trimestres par période de 10 années de services effectifs, au prorata, comptant uniquement pour la durée d'assurance (réduction de la décote), pas pour la liquidation. Elle bénéficie aux sages-femmes en grade I (catégorie active). Les sages-femmes en grade II, ou celles qui ont opté en 2014 pour le passage en catégorie A sédentaire, ne bénéficient pas de cet avantage.
Surcote
La surcote s'applique dans tous les régimes : chaque trimestre travaillé au-delà de l'âge légal et de la durée d'assurance requise majore la pension de 1,25 % par trimestre. Pour une sage-femme libérale dont la pension complémentaire CARCDSF est modeste, la surcote sur le régime de base peut compenser partiellement.
Comment se calcule la pension d'une sage-femme
Régime général (salariée du privé)
La pension de base est calculée selon la formule classique : salaire annuel moyen des 25 meilleures années, multiplié par le taux de liquidation (50 % au maximum), multiplié par le ratio durée d'assurance au régime sur durée de référence. La pension complémentaire Agirc-Arrco résulte du nombre de points accumulés multiplié par la valeur du point au moment de la liquidation (1,4386 € depuis le 1er novembre 2024, valeur maintenue en 2025 et 2026 faute d'accord des partenaires sociaux).
CNRACL (hospitalière titulaire)
La pension est calculée sur le traitement indiciaire brut des six derniers mois, multiplié par 75 % au maximum pour une carrière complète. Chaque trimestre manquant entraîne une décote de 1,25 %. La bonification pour enfants (un trimestre par enfant né avant 2004) s'ajoute à la durée de services. Le RAFP verse un supplément modeste sous forme de capital ou de rente (rente uniquement au-delà de 5 125 points acquis, capital sinon).
Un point spécifique aux sages-femmes hospitalières : la grille indiciaire du corps des sages-femmes (catégorie A) est distincte de celle des infirmières en soins généraux. Le traitement terminal est plus élevé, ce qui se répercute positivement sur le montant de la pension pour celles qui ont fait l'intégralité de leur carrière à l'hôpital public.
Régime libéral (CNAVPL + CARCDSF + PCV)
La retraite de base CNAVPL est un régime par points : le nombre de points acquis est multiplié par la valeur de service du point (0,6599 € en 2026). La retraite complémentaire CARCDSF fonctionne également par points, les points étant acquis proportionnellement aux revenus (taux 11,35 %) et non par classe forfaitaire.
En pratique, une sage-femme libérale ayant exercé 35 ans avec un revenu moyen de l'ordre de 45 000 € nets annuels peut espérer une pension CARCDSF complémentaire de 400 à 700 € mensuels bruts, à laquelle s'ajoutent la retraite de base CNAVPL et les points PCV. Le total reste généralement modeste par rapport aux revenus d'activité, ce qui explique l'intérêt du PER (Plan d'Épargne Retraite) pour compléter.
À titre de comparaison, les chirurgiens-dentistes, qui partagent la même caisse CARCDSF, cotisent à des classes forfaitaires nettement plus élevées (la classe 1 CARCDSF chirurgiens-dentistes dépasse déjà 3 100 € par an, la classe 6 dépasse 18 500 €), ce qui se traduit par des pensions complémentaires bien supérieures. Les deux populations partagent la caisse mais pas le barème.
Les erreurs de relevé les plus courantes chez les sages-femmes
Les relevés de carrière des sages-femmes sont parmi les plus exposés aux erreurs, en raison de la multiplicité des statuts au cours d'une même carrière.
Remplacements libéraux non rattachés à la CARCDSF. Les remplacements en libéral effectués en début de carrière sont souvent mal reportés. Si la sage-femme remplaçante a exercé sous le statut libéral, les cotisations doivent apparaître à la CNAVPL et à la CARCDSF, pas au régime général. L'erreur inverse existe également : une sage-femme remplaçante salariée temporaire dont les cotisations sont envoyées par erreur à la CARCDSF au lieu du régime général.
Droit d'option 2014 mal enregistré. Pour les hospitalières, le passage de la catégorie B à la catégorie A en 2014 a créé des incohérences dans les relevés CNRACL. Certains dossiers affichent un classement en grade II (sédentaire) alors que la sage-femme exerce en activités cliniques relevant du grade I, ou inversement. Cette erreur a des conséquences directes sur l'âge de départ et la majoration du dixième.
Confusion avec le régime des infirmières. Les systèmes informatiques de la FPH regroupent parfois les sages-femmes et les infirmières dans les mêmes catégories de traitement. Or les grilles indiciaires sont différentes depuis le reclassement en catégorie A. Vérifiez que votre indice de traitement correspond bien à la grille spécifique des sages-femmes, pas à celle des infirmières en soins généraux.
Contractuelle FPH rattachée par erreur à la CNRACL ou à l'Agirc-Arrco. Les sages-femmes contractuelles de l'hôpital public cotisent à la CNAV + IRCANTEC, pas à la CNRACL et pas à l'Agirc-Arrco. Lors d'une titularisation, il est indispensable de vérifier que les droits IRCANTEC sont correctement transférés vers la CNRACL sous forme de validation de services.
Trimestres de maternité mal imputés en libéral. Les sages-femmes libérales ayant eu des enfants peuvent voir leurs trimestres de maternité mal pris en compte, notamment si elles ont continué à exercer partiellement pendant le congé. La CARCDSF et la CNAVPL n'appliquent pas les mêmes règles de validation que le régime général pour les congés maternité des indépendantes.
Cotisations PCV absentes pour les conventionnées. Les sages-femmes libérales conventionnées en secteur 1 doivent voir apparaître les points PCV sur leur relevé. Tout changement de conventionnement, toute erreur administrative de la CPAM ou toute année de début d'installation peut entraîner une perte de points PCV qui passe inaperçue.
Cumul de trois régimes mal coordonné. Une sage-femme ayant exercé successivement en libéral, en clinique privée et à l'hôpital public relève de trois régimes différents (CARCDSF/CNAVPL, régime général/Agirc-Arrco, CNRACL/RAFP). La coordination inter-régimes pour le calcul de la pension globale est une source majeure d'erreurs, surtout lorsque les périodes de chevauchement entre deux statuts ne sont pas correctement délimitées.
Questions fréquentes
Une sage-femme libérale cotise-t-elle à la même caisse qu'une infirmière libérale ?
Non. C'est l'une des différences fondamentales entre ces deux professions. La sage-femme libérale cotise à la CARCDSF, la caisse des chirurgiens-dentistes et des sages-femmes, qui relève du statut de profession médicale. L'infirmière libérale cotise à la CARPIMKO, la caisse des auxiliaires médicaux (partagée avec les kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes). Les barèmes de cotisation, les rendements de points et les prestations de prévoyance sont complètement différents entre ces deux caisses.
Le régime complémentaire CARCDSF fonctionne-t-il par classes pour les sages-femmes ?
Non. Pour les sages-femmes libérales, le régime complémentaire CARCDSF est proportionnel aux revenus : 11,35 % sur la fraction du revenu comprise entre 0,65 PASS et 5 PASS. Les classes forfaitaires (de la classe 1 à la classe 6) concernent uniquement les chirurgiens-dentistes, qui partagent la même caisse mais pas le même barème. Une sage-femme n'a donc pas à "choisir" une classe : sa cotisation est mécaniquement indexée sur ses revenus déclarés.
J'étais sage-femme hospitalière en 2014 et je ne me souviens pas d'avoir fait un choix entre catégorie B et catégorie A. Que faire ?
Le droit d'option de 2014 a été proposé à toutes les sages-femmes hospitalières en poste. Si vous n'avez pas formulé de choix explicite, vous avez été automatiquement intégrée dans le nouveau corps en catégorie A, en grade I ou en grade II selon vos fonctions à cette date. Vérifiez sur votre dernier arrêté de situation administrative quel grade vous a été attribué, puis confrontez-le à votre relevé CNRACL. Si les deux ne concordent pas, signalez l'incohérence à votre service des ressources humaines et à la CNRACL.
Quel est l'ordre de grandeur de la pension totale d'une sage-femme libérale à taux plein ?
Pour une sage-femme libérale ayant exercé 35 ans en libéral avec un revenu moyen de 45 000 € nets, la pension totale (CNAVPL base + CARCDSF complémentaire + PCV) se situe généralement entre 1 200 et 1 800 € bruts mensuels. Ce montant varie selon les années de cotisation effective, le niveau de revenus et la régularité d'activité. Il est sensiblement inférieur à celui d'un chirurgien-dentiste libéral, qui partage la même caisse CARCDSF mais cotise sur des classes forfaitaires bien supérieures. C'est pourquoi de nombreuses sages-femmes libérales souscrivent un PER individuel pour compléter leur retraite obligatoire.
Sage-femme : faites vérifier votre relevé avant qu'il ne soit trop tard
Entre la CARCDSF, la CNRACL, l'IRCANTEC et le régime général, le parcours de retraite d'une sage-femme est l'un des plus fragmentés parmi les professions de santé. Le droit d'option de 2014 entre grade I actif et grade II sédentaire continue de produire des erreurs dans les relevés CNRACL. Les remplacements de début de carrière sont régulièrement rattachés au mauvais régime. Et les sages-femmes libérales confondent fréquemment leur propre régime CARCDSF (proportionnel) avec celui des chirurgiens-dentistes (par classes). Un seul trimestre mal attribué entre deux régimes peut coûter plusieurs centaines d'euros par an de pension. Rendez-vous sur carriva.fr/audit pour analyser votre relevé de carrière et identifier les anomalies spécifiques à votre situation de sage-femme.
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