Ce que l'élection de 2027 peut changer pour votre âge de départ
Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), le calendrier de la réforme des retraites de 2023 est décalé : le barème inscrit dans la loi continue de s'appliquer après le 1er janvier 2028, sans reprise automatique de l'ancien calendrier. L’élection présidentielle, dont les deux tours sont fixés aux 18 avril et 2 mai 2027, ne modifiera pas ce barème à elle seule : une modification de la loi serait nécessaire. Les propositions recensées ci-dessous sont donc des scénarios politiques, pas les règles actuellement applicables.
Cette page recense, candidat par candidat et personnalité par personnalité, les positions publiquement exprimées sur les retraites : âge légal, durée de cotisation, capitalisation, pénibilité. Chaque position est attribuée à sa source et à sa date. Nous n'exprimons aucune opinion et ne formulons aucun pronostic : nous rapportons des déclarations. Cadre juridique et méthode revérifiés le 16 septembre 2026 ; positions complétées le 3 octobre 2026. Les déclarations politiques ci-dessous restent rattachées à leurs dates et à leurs sources ; elles ne constituent pas un inventaire exhaustif des annonces de campagne.
Point de méthode : à la date de publication, certaines personnalités ont officiellement déclaré leur candidature, d'autres sont pressenties sans l'avoir formalisée. Nous le précisons à chaque fois, et lorsqu'une position n'a pas été détaillée, nous écrivons « position non précisée dans les sources citées » plutôt que d'extrapoler.
Ce qui a changé depuis votre dernière visite
Mise à jour du 3 octobre 2026 :
- Bruno Retailleau a détaillé sa proposition le 22 septembre 2026 sur LCI : âge minimal de 63 ans avec décote, taux plein automatique à 65 ans lié à l'espérance de vie, part de capitalisation pour les jeunes actifs (voir sa section).
- François Hollande a publié ses propositions fin août 2026 : environ 63 ans au 1er janvier 2028 et une durée de cotisation évoluant avec l'espérance de vie. Il n'a pas déclaré sa candidature (voir sa section).
Vérification du 16 septembre 2026 :
- Le nouveau barème est applicable depuis le 1er septembre 2026. Le tableau de l’Assurance retraite distingue désormais les pensions prenant effet avant et à partir de cette date.
- 2028 ne rétablit pas automatiquement le calendrier de 2023. L’article 105 de la LFSS 2026 réécrit le barème sans programmer ce retour. Les déclarations politiques sur une « suspension jusqu’en 2028 » ne remplacent pas le texte légal.
- Les effets individuels des propositions restent à préciser. Un âge annoncé ne suffit pas : générations concernées, durée requise, date d’application et transitions doivent être définies dans un texte applicable. Aucun gain personnel n’est garanti par ce comparatif.
Droit en vigueur, propositions et inconnues
| Ce que vous lisez | Ce que cela signifie pour votre dossier |
|---|---|
| Droit en vigueur | Le barème légal sert à préparer votre départ ; les départs anticipés ont leurs propres conditions. |
| Proposition d’un parti ou déclaration individuelle | Une orientation politique, susceptible d’évoluer, sans effet immédiat sur votre pension. |
| Paramètre non précisé dans la source | Une donnée inconnue ; nous ne la complétons pas par une hypothèse de calcul. |
Une modification de la loi peut intervenir avant ou après l’élection. Le résultat du scrutin ne modifie pas, à lui seul, les conditions de départ. Pour une lecture adaptée à votre génération, consultez le tableau 1964 à 1968.
Tableau comparatif des positions déclarées
Le tableau ci-dessous synthétise les positions exprimées aux dates citées dans chaque section, essentiellement de juin à septembre 2026. Les mentions de candidature décrivent ces annonces publiques ; elles ne constituent pas la liste officielle des candidatures validées pour le scrutin. Il ne préjuge ni d'un programme définitif, ni du résultat de l'élection. Chaque nom renvoie à sa section détaillée, avec les citations et les sources datées.
| Candidat | Âge légal | Durée de cotisation | Mesure phare |
|---|---|---|---|
| Jean-Luc Mélenchon (LFI, déclaré) | Retour à 60 ans | 40 ans | Taux plein à 60 ans |
| Parti socialiste (candidat non désigné) | Retour à 62 ans | 43 ans, réductible si pénibilité | Prise en compte de la pénibilité |
| Philippe Brun (candidat à la primaire socialiste) | Non précisé dans la source | Non précisée dans la source | Fonds public de capitalisation collective |
| Les Écologistes (candidat non désigné, Marine Tondelier pressentie) | Retour à 62 ans | Non précisée dans la source | Objectif 60 ans si carrière longue ou métier pénible |
| Raphaël Glucksmann (Place publique, déclaré le 23 août 2026) | Pas un « totem », non chiffré | Priorité durée et pénibilité | Abrogation de la réforme de 2023 |
| Gabriel Attal (Renaissance, déclaré) | Suppression de la notion d'âge légal | Paramètre central, décote et surcote | Système universel avec capitalisation |
| Édouard Philippe (Horizons, déclaré) | Relèvement au-delà de 64 ans évoqué, cible définitive non publiée | « Travailler un peu plus longtemps » | 15 % de capitalisation |
| Marine Le Pen (RN, déclarée le 7 juillet 2026) | Retour à 62 ans (60 si emploi avant 20 ans) | 40 ans si emploi avant 20 ans, puis jusqu'à 42 ans | Départ anticipé carrières précoces |
| Jordan Bardella (RN, non candidat depuis l'annonce du 7 juillet 2026) | « L'âge légal ne veut rien dire » | Priorité à la durée | Système jugé plus lisible |
| Bruno Retailleau (LR, déclaré) | Âge minimal 63 ans avec décote de 7 % par an ; taux plein automatique à 65 ans, lié à l'espérance de vie | Non précisée dans les sources citées | Capitalisation pour 25 à 30 % des retraites des jeunes actifs |
| François Hollande (non candidat déclaré au 3 octobre 2026) | Environ 63 ans au 1er janvier 2028 | Allongement selon l'espérance de vie, piloté par les partenaires sociaux | Indexation des pensions limitée à 1 % pendant cinq ans ; part de capitalisation |
Lecture : les propositions ne se comparent pas sur le seul âge. Une durée requise différente, les règles de pénibilité et le calendrier de transition peuvent changer leurs effets. Les chiffres rapportés ne permettent pas encore de calculer une pension personnelle.
Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise)
Candidat déclaré (déclaration rapportée le 3 mai 2026 par Senioractu), Jean-Luc Mélenchon défend, selon LCP le 19 juin 2026, « le retour au droit à la retraite à 60 ans pour 40 ans de cotisation ». Lors du débat organisé par le Medef le 27 août, il a précisé vouloir d'abord revenir à 62 ans, puis atteindre 60 ans aussi vite que possible. C'est la position la plus basse sur l'âge légal parmi les personnalités recensées.
Concrètement, une telle mesure ramènerait l'âge légal de départ à 60 ans et la durée requise à 40 annuités (soit 160 trimestres), en deçà du barème actuellement en vigueur (voir notre tableau par génération). Sa mise en œuvre supposerait le vote d'une loi réécrivant les articles du Code de la Sécurité sociale qui fixent l'âge et la durée. Aucune date d'application n'a été précisée par les sources consultées.
Parti socialiste
Selon Boursorama le 10 juin 2026 et LCP le 19 juin 2026, le Parti socialiste propose de ramener l'âge légal à 62 ans, avec une durée de cotisation de 43 ans réductible selon la pénibilité. À la date de cette page, le parti n'a pas désigné de candidat : la position est donc attribuée au parti, et non à une personne.
En pratique, un âge légal de 62 ans reviendrait sur le relèvement porté par la réforme de 2023. La modulation de la durée « selon la pénibilité » évoquée par ces sources n’est pas chiffrée dans le détail dans ces sources.
Philippe Brun (candidat à la primaire socialiste)
Philippe Brun, député socialiste et candidat à la primaire socialiste, a défendu le 19 août 2026 sur BFMTV un système mixte complétant la répartition par un fonds public et souverain de capitalisation collective, administré par les syndicats. D'après les propos rapportés par Capital et Europe 1, il propose d'alimenter ce fonds à hauteur de 15 milliards d'euros par an jusqu'en 2049, avec un objectif d'environ 700 milliards d'euros d'actifs en 2050 et un rendement annuel estimé à 4 % destiné à contribuer au financement des pensions.
Cette proposition est une déclaration individuelle dans le cadre de la primaire, et non une position adoptée par le Parti socialiste ni un texte voté. Cette déclaration ne précise pas l'âge légal ou la durée de cotisation. Elle se distingue également d'une capitalisation individuelle : le fonds proposé serait public, collectif et financé par l'État.
Les Écologistes (Marine Tondelier)
Le parti a adopté le 13 juillet 2026 son programme pour 2027, intitulé « Première République écologique et citoyenne ». Sur les retraites, il propose, selon l'Opinion et Parlons Politique le 13 juillet 2026, un retour immédiat à un âge minimum de 62 ans, avec un objectif de 60 ans pour les carrières longues et les métiers pénibles. La durée de cotisation associée n'a pas été précisée dans les sources consultées.
Selon les sources citées de juillet 2026, Les Écologistes n’avaient pas encore désigné officiellement de candidat : Marine Tondelier était pressentie et Parlons Politique annonçait une investiture pour le 11 octobre 2026. Ce contexte historique ne vaut pas vérification du statut actuel de la candidature. La proposition décrite ici est attribuée au parti.
Raphaël Glucksmann (Place publique)
Raphaël Glucksmann a officiellement annoncé sa candidature le 23 août 2026 au journal de 20 heures de TF1, dans le cadre de la primaire sociale-démocrate organisée avec le Parti socialiste. Selon LCP le 19 juin, il ne veut pas faire de l'âge légal un « totem absolu » et privilégie la durée de cotisation et la pénibilité. Au débat organisé par le Medef le 27 août, il a défendu l'abrogation de la réforme de 2023 et une nouvelle législation fondée sur la pénibilité, sans annoncer d'âge légal.
Les sources citées ne précisent pas de valeur d’âge légal ni de durée. Son orientation est désormais plus précise, mais ses paramètres de calcul ne sont pas précisés dans ces sources.
Gabriel Attal (Renaissance)
Candidat déclaré (déclaration rapportée le 22 mai 2026 par Senioractu), Gabriel Attal propose de supprimer la notion d'âge légal. Selon LCP le 19 juin 2026, il estime que « la question de l'âge légal ne sert plus à rien » ; selon Boursorama le 10 juin 2026, il met en avant la durée de cotisation, avec un système de décote et de surcote, présenté comme donnant « plus de liberté aux Français ».
Cette orientation ne permet pas de déduire une date de départ : il faudrait connaître la durée retenue, les éventuelles bornes d’âge et les modalités de calcul. Le 27 août, au débat du Medef, Gabriel Attal a présenté cette orientation comme un système universel fondé sur la durée de cotisation et comprenant un pilier de capitalisation. Les paramètres précis, notamment la durée cible, le barème de décote et la taille de ce pilier, n'ont pas été détaillés dans les sources consultées.
Édouard Philippe (Horizons)
Candidat déclaré et en campagne depuis septembre 2024 selon Senioractu (11 juin 2026), Édouard Philippe se distingue sur deux points. D'une part, il conserve l'âge légal et défend un relèvement au-delà de 64 ans, selon une dépêche AFP reprise par MoneyVox le 18 août 2026. La même source rappelle qu'il avait auparavant évoqué une cible située entre 65 et 67 ans. Ce rappel ne constitue pas un nouveau chiffrage : aucun âge cible définitif ni calendrier de mise en œuvre n'a été publié dans un programme présidentiel à cette date. D'autre part, il propose d'introduire une part de capitalisation.
Selon une dépêche AEF Info du 1er juillet 2026 (interview aux Échos), il ne soutient pas la suppression de l'âge légal et évalue cette part de capitalisation collective (dont la gouvernance serait inspirée de celle de l’Agirc-Arrco, selon cette source) à 15 % des pensions à horizon d'une quinzaine d'années, mesure qu'il qualifie d'indispensable. Concrètement, une dose de capitalisation viendrait compléter le système par répartition sans le remplacer. Le 11 août 2026, Public Sénat rapportait également qu'il faisait de la réforme des retraites la question la plus importante de l'élection de 2027. Ces déclarations précisent son orientation, mais ne remplacent pas un programme chiffré complet. L’Agirc-Arrco fonctionne actuellement par répartition et par points, comme le précise sa fiche officielle : une référence à sa gouvernance ne signifie pas que ce régime est un fonds de capitalisation.
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Marine Le Pen (Rassemblement national)
Candidate déclarée le 7 juillet 2026 (annonce sur TF1, rapportée par Franceinfo le 8 juillet 2026), Marine Le Pen défend un retour à 62 ans, avec un départ possible dès 60 ans pour les carrières précoces. Lors du débat organisé par le Medef le 27 août, elle a précisé que les personnes ayant occupé un emploi effectif avant 20 ans cotiseraient 40 ans et pourraient partir à 60 ans, puis que le barème progresserait jusqu'à 42 ans de cotisation et un âge légal de 62 ans. Cette déclaration individuelle complète la position rapportée par Public Sénat le 12 juin, mais ne constitue pas encore un programme présidentiel publié par le RN.
Concrètement, cette position ramènerait l'âge légal à 62 ans et créerait une montée en charge selon l'âge de début d'activité. Les sources citées ne précisent pas le barème intermédiaire entre 40 et 42 annuités. Sa mise en œuvre supposerait, là encore, une loi.
Jordan Bardella (Rassemblement national) et la division interne du RN
Jordan Bardella a exprimé une position distincte de celle de Marine Le Pen. Selon Public Sénat le 12 juin 2026, il considère que « l'âge légal ne veut rien dire, ce qui compte c'est la durée de cotisation », et privilégie un système qu'il présente comme plus lisible et plus soutenable financièrement.
Public Sénat documente, le 12 juin 2026, une divergence interne au Rassemblement national : Marine Le Pen met l'accent sur l'abaissement de l'âge légal (62, voire 60 ans pour les carrières longues), tandis que Jordan Bardella veut faire de la durée de cotisation le paramètre central et relativise l'âge légal. La même source rapporte qu'un cadre du parti a critiqué la communication de Jordan Bardella sur ce sujet.
Depuis, la situation a évolué. Marine Le Pen a annoncé sa candidature le 7 juillet 2026, mettant fin à l'hypothèse d'une candidature de Jordan Bardella (selon Franceinfo le 8 juillet 2026) : il n'est donc plus une personnalité « pressentie » pour 2027. Le parti a ensuite organisé des réunions de travail pour harmoniser son programme et « parler d'une seule voix », notamment sur les retraites (selon Franceinfo le 15 juillet 2026).
Le 18 août 2026, une dépêche AFP reprise par MoneyVox a rapporté qu'Éric Ciotti, président de l'UDR et allié du RN, souhaitait convaincre le RN d'accepter de travailler plus longtemps et d'ajouter une part de capitalisation. Il s'agit de la position d'un parti allié, pas d'un programme adopté par le RN. La même dépêche indiquait que le RN poursuivait sa réflexion et rappelait les positions distinctes de Marine Le Pen et Jordan Bardella. Ces sources documentent les positions à leurs dates de publication. Elles ne suffisent pas à certifier qu’aucune annonce ultérieure n’a eu lieu ; nous n’en déduisons pas un programme unifié du RN.
Bruno Retailleau (Les Républicains)
Candidat déclaré selon Senioractu (11 juin 2026), Bruno Retailleau proposait, selon LCP le 19 juin, de relever l'âge légal à 65 ans. Au débat organisé par le Medef le 27 août, il avait indiqué vouloir lier la retraite à l'espérance de vie et annoncer son nouvel âge légal dans les jours suivants.
Le 22 septembre 2026, sur LCI, il a présenté les grandes lignes de sa proposition, selon une dépêche AFP reprise par Franceinfo et France 24 :
- un âge minimal de départ à 63 ans, avec une décote de 7 % par an pour un départ avant l'âge du taux plein ;
- un taux plein automatique à 65 ans, au lieu de 67 ans aujourd'hui, même sans la durée de cotisation complète ;
- un âge du taux plein qui pourrait évoluer avec l'espérance de vie ;
- un pilier de capitalisation représentant 25 à 30 % des retraites des jeunes actifs ;
- une concertation avec les partenaires sociaux sur les métiers pénibles qui pourraient échapper au seuil de 63 ans, et un objectif de 40 milliards d'euros d'économies cumulées sur cinq ans.
Concrètement, cette proposition combine deux âges : 63 ans pour partir au plus tôt, avec une pension minorée, et 65 ans pour le taux plein sans condition de durée. Les sources citées ne précisent ni la durée de cotisation requise, ni le calendrier de transition, ni les générations concernées : on ne peut donc pas en déduire une date de départ personnelle. Comme les autres propositions, elle supposerait le vote d'une loi.
François Hollande (ancien président de la République)
François Hollande n'a pas déclaré sa candidature : selon LCP le 27 août 2026, il a indiqué qu'il dirait en décembre s'il est candidat et qu'il ne participerait pas à la primaire d'octobre. Dans son livre Unir (Robert Laffont, 3 septembre 2026) et un entretien au Point, rapportés par LCP, il propose :
- un âge légal d'environ 63 ans au 1er janvier 2028 ;
- une durée de cotisation qui s'allongerait progressivement avec l'espérance de vie, sous le pilotage des partenaires sociaux ;
- une indexation des pensions limitée à 1 % pendant cinq ans ;
- l'ajout d'une part de capitalisation gérée par les partenaires sociaux.
Cette position est individuelle : elle n'engage ni le Parti socialiste, dont la position rapportée reste un retour à 62 ans, ni les candidats à la primaire. Les sources citées ne précisent ni les générations concernées ni le barème de durée.
Ce que ça change selon votre année de naissance
Votre année de naissance détermine le barème applicable, mais votre régime et votre situation peuvent ouvrir d’autres possibilités de départ. Une pension ne se prépare pas uniquement à partir d’un âge annoncé en campagne.
Si vous êtes né entre 1964 et 1968, consultez notre guide par année de naissance, qui distingue âge légal, taux plein et hypothèses politiques. Pour le calendrier général, voir qui est concerné par la suspension.
Méthode, sources et neutralité
Cette page suit trois principes.
- Attribution systématique. Chaque position est reliée à une source identifiée et à une date. Nous ne présentons aucune position comme un fait acquis : nous rapportons des déclarations, susceptibles d'évoluer.
- Neutralité. Nous n'employons aucun qualificatif valorisant ou dévalorisant et ne prenons parti pour aucune proposition. Les propositions sont présentées dans un ordre qui ne traduit aucune préférence.
- Mise à jour. Le paysage des candidatures et des programmes évolue. Nous datons les révisions et les déclarations. Une donnée absente d’une source signifie « non précisée dans cette source », et non l’absence certaine de toute annonce ultérieure. Les sources de presse renseignent les déclarations ; les textes officiels et les caisses fondent les règles juridiques.
Rappel de cadre juridique : la suspension résulte de l'article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), qui a réécrit les articles du Code de la Sécurité sociale fixant l'âge et la durée, sans clause de retour automatique. Nous détaillons ce point dans Retraite 2028 : ce que dit vraiment la loi.
Questions fréquentes
Quel candidat veut le retour à 62 ans ?
Selon les sources consultées (Boursorama le 10 juin 2026, Public Sénat le 12 juin 2026, l'Opinion le 13 juillet 2026), un retour à 62 ans est porté par le Parti socialiste (62 ans, 43 ans de cotisation réductible selon la pénibilité), par Marine Le Pen (62 ans, avec un départ possible dès 60 ans pour les carrières longues) et par Les Écologistes (62 ans, avec un objectif de 60 ans pour les carrières longues et les métiers pénibles). Jean-Luc Mélenchon va plus loin en défendant un retour à 60 ans pour 40 ans de cotisation, selon LCP le 19 juin 2026. Ces positions peuvent évoluer d'ici l'élection.
Que propose Marine Le Pen sur les retraites pour 2027 ?
Selon ses déclarations au débat du Medef du 27 août 2026, Marine Le Pen défend un retour de l'âge légal à 62 ans avec 42 années de cotisation, et un départ à 60 ans avec 40 années de cotisation pour les personnes ayant occupé un emploi effectif avant 20 ans. Les sources citées ne précisent pas le barème intermédiaire ni le calendrier : il s'agit d'une proposition de campagne, sans effet sur le droit actuel.
Que propose Bruno Retailleau sur les retraites ?
Le 22 septembre 2026 sur LCI, Bruno Retailleau a proposé un âge minimal de départ à 63 ans avec une décote de 7 % par an, un taux plein automatique à 65 ans pouvant évoluer avec l'espérance de vie, et une part de capitalisation de 25 à 30 % des retraites des jeunes actifs, selon l'AFP. La durée de cotisation et le calendrier de transition ne sont pas précisés dans ces sources.
La réforme des 64 ans va-t-elle s'appliquer ?
Dans le barème actuellement en vigueur, l'âge légal atteint 64 ans à partir de la génération 1969. Ce barème ne comporte ni date de fin ni reprise automatique de l'ancien calendrier. Une nouvelle majorité pourrait le maintenir ou le remplacer, mais cela nécessiterait une modification législative, avant ou après le scrutin. Le détail figure dans Retraite 2028 : ce que dit vraiment la loi et sur notre page âge de départ à la retraite par génération.
Qu'arrive-t-il le 1er janvier 2028 ?
Le 1er janvier 2028 n’est pas une date de rétablissement automatique de l’ancien barème général. À défaut de modification législative, le barème général actuellement en vigueur continue de s’appliquer. Certaines dispositions propres à d’autres régimes comportent des échéances distinctes : cette réponse concerne le calendrier général de l’âge légal et de la durée d’assurance. Nous l'expliquons en détail dans Retraite 2028 : ce que dit vraiment la loi.
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Sources
Sources officielles revérifiées le 16 septembre 2026 pour le cadre juridique et le calendrier :
- Article 105 de la LFSS 2026, notamment I et VI.
- Assurance retraite : âge légal et durée d’assurance, tableaux applicables à partir du 1er septembre 2026.
- LFI : L’Avenir en commun, édition 2025, proposition de 60 ans et 40 annuités ; document de programme, pas une loi.
- LCP : compte rendu du débat devant le Medef, 27 août 2026, déclarations de Marine Le Pen, Bruno Retailleau et Raphaël Glucksmann.
Sources des déclarations et du contexte politique, à lire à leurs dates de publication :
- LCP : présidentielle 2027, qui propose quoi sur les retraites ? (19 juin 2026).
- Boursorama : ce que prônent les candidats à la présidentielle 2027 sur l'âge légal (10 juin 2026).
- La Tribune : comment les candidats veulent contourner l'âge légal (9 juin 2026).
- Public Sénat : au RN, la réforme des retraites divise Jordan Bardella et Marine Le Pen (12 juin 2026).
- Senioractu : ce que les candidats déclarés pour 2027 ont prévu sur l'âge légal (11 juin 2026).
- l'Opinion : Smic à 2 000 euros, taxe Zucman, retraite à 62 ans, le programme économique des Écologistes (13 juillet 2026).
- Parlons Politique : ce que le programme écologiste de Marine Tondelier changerait pour les retraites (13 juillet 2026).
- AEF Info : travailler plus longtemps et une part de capitalisation, les propositions d'Édouard Philippe (1er juillet 2026).
- MoneyVox / AFP : la question des retraites s'invite dans la rentrée politique (18 août 2026).
- Capital : Philippe Brun propose un fonds public de capitalisation (19 août 2026, propos tenus sur BFMTV).
- Europe 1 : la capitalisation collective proposée par Philippe Brun (22 août 2026).
- TF1 Info : Raphaël Glucksmann officialise sa candidature (23 août 2026).
- Medef : intégralité du débat présidentiel de La REF 2026 (27 août 2026).
- La Dépêche : les positions sur les retraites exprimées au débat du Medef (28 août 2026).
- Public Sénat : synthèse du premier débat des candidats (28 août 2026).
- Public Sénat : le bilan des réformes des retraites d'Emmanuel Macron (11 août 2026).
- Ministère de l'Intérieur : élection présidentielle, calendrier 2027 (consulté le 21 août 2026).
- Franceinfo : comment Jordan Bardella et la candidate du RN vont-ils faire campagne en binôme en 2027 ? (8 juillet 2026).
- Franceinfo : le RN se penche sur son programme pour la présidentielle (15 juillet 2026).
- LCP : François Hollande propose la retraite à 63 ans et dira en décembre s'il est candidat (27 août 2026).
- Franceinfo / AFP : Bruno Retailleau veut instaurer un âge minimal de départ à 63 ans et le taux plein à 65 ans (22 septembre 2026).
- France 24 / AFP : Retailleau veut instaurer un âge minimal de départ à 63 ans, le taux plein à 65 (22 septembre 2026).
- Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026, article 105.
Historique des mises à jour
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3 octobre 2026 : proposition détaillée de Bruno Retailleau du 22 septembre (âge minimal de 63 ans, taux plein à 65 ans, capitalisation) ; ajout des propositions de François Hollande, explicitement présentées comme individuelles et hors candidature déclarée ; deux questions fréquentes sur les positions de Marine Le Pen et de Bruno Retailleau.
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16 septembre 2026 : contrôle du barème sur Légifrance et l’Assurance retraite ; synthèse des changements ; séparation explicite entre droit, déclarations et paramètres inconnus ; précision sur la répartition Agirc-Arrco ; retrait des extrapolations de départ et des promesses d’effet identique des corrections.
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3 septembre 2026 : candidature de Raphaël Glucksmann officialisée le 23 août ; ajout des positions exprimées au débat du Medef du 27 août sur l'abrogation, la pénibilité, la capitalisation et les paramètres annoncés par Marine Le Pen ; position de Bruno Retailleau requalifiée dans l'attente de son nouveau chiffrage ; clarification que le barème LFSS 2026 reste applicable après 2028 tant qu'une nouvelle loi ne le modifie pas.
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24 août 2026 : ajout de la proposition individuelle de Philippe Brun, candidat à la primaire socialiste, sur un fonds public de capitalisation collective ; distinction explicite avec la position du Parti socialiste.
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21 août 2026 : ajout des déclarations rapportées le 18 août sur le relèvement au-delà de 64 ans défendu par Édouard Philippe et sur la position d'Éric Ciotti, explicitement distinguée du programme du RN ; ajout des dates officielles des deux tours.
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31 juillet 2026 : bloc RN mis à jour : candidature de Marine Le Pen annoncée le 7 juillet, Jordan Bardella n'est plus candidat, travaux de synthèse du programme depuis le 15 juillet ; note factuelle sur le pourvoi en cassation ; sources Franceinfo et RTL ajoutées.
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26 juillet 2026 : ajustements éditoriaux (titre et descriptions), sans changement de fond.
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23 juillet 2026 : ajout du programme des Écologistes (adopté le 13 juillet) et de la dépêche AEF Info du 1er juillet sur Édouard Philippe.
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12 juillet 2026 : publication initiale.
