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Programme retraite d'Édouard Philippe pour 2027

Âge de départ à 65 ans, 45 annuités, capitalisation collective : les propositions retraite d'Édouard Philippe pour 2027, datées et sourcées.

8 min de lectureMis à jour le 4 novembre 2026

Par · Fondateur et développeur de Carriva

Programme retraite d'Édouard Philippe pour 2027
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Ce que propose Édouard Philippe pour la retraite en 2027

Le 29 septembre 2026, dans une vidéo publiée sur YouTube, Édouard Philippe, candidat Horizons à l'élection présidentielle, a proposé de reprendre la réforme de 2023 (64 ans et 43 années de cotisation), puis de porter l'âge de départ à 65 ans et la durée de cotisation à 45 ans « en moins de dix ans », selon franceinfo, LCP et Public Sénat le même jour. Il propose de garder la répartition comme socle et d'y ajouter une capitalisation collective obligatoire pour les salariés.

Ce sont des propositions de campagne, sans effet sur le droit en vigueur : le barème actuel résulte de l'article 105 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), et seule une nouvelle loi pourrait le modifier. Le scrutin est fixé aux 18 avril et 2 mai 2027. Page vérifiée au 4 novembre 2026. Nous rapportons des déclarations attribuées et datées, sans opinion ni pronostic.

Ce qui a changé depuis votre dernière visite

Publication du 4 novembre 2026 :

  • Une cible chiffrée depuis le 29 septembre 2026 : 65 ans et 45 annuités. En août 2026, il défendait un relèvement au-delà de 64 ans sans âge cible, selon MoneyVox (18 août 2026).
  • Le site officiel du candidat reprend l'objectif de 65 ans et 45 ans de cotisation « en moins de dix ans » (page « Pour une France plus prospère », consultée le 3 novembre 2026).
  • Aucun calendrier par génération n'a été publié dans les sources consultées.
  • Aucun chiffrage indépendant n'est publié ; l'Institut Montaigne annonce le sien pour le premier trimestre 2027 (communiqué du 6 octobre 2026).

Les propositions en détail

Âge de départ

Selon franceinfo et Public Sénat (29 septembre 2026, avec l'AFP), Édouard Philippe propose deux étapes : revenir à l'âge légal de 64 ans prévu par la réforme de 2023, puis atteindre 65 ans « en moins de dix ans », un âge présenté comme valable « pour les Français qui le peuvent ». Le point de départ et le rythme de la hausse ne sont pas précisés dans les sources consultées.

Selon ses précisions au Parisien rapportées par l'AFP (29 septembre 2026) et par franceinfo (30 septembre 2026), l'âge d'annulation de la décote reste fixé à 67 ans. L'âge légal et l'âge du taux plein automatique restent donc deux paramètres distincts.

Durée de cotisation

La durée requise passerait de 43 ans à 45 ans, soit 180 trimestres, dans le même horizon de moins de dix ans (LCP, 29 septembre 2026). Le rythme d'allongement par génération n'est pas précisé dans les sources consultées.

Départs anticipés et pénibilité

Édouard Philippe affirme qu'« un Français sur trois pourra partir avant 65 ans », entre 60 et 64 ans (AFP, 29 septembre 2026) : personnes ayant commencé à travailler très jeunes, métiers pénibles, corps usés, selon franceinfo. Il propose de maintenir les âges de départ pour raison de santé (55 ans en situation de handicap, 60 ans en cas d'incapacité permanente, 62 ans en invalidité) et les carrières longues. Son site propose de « négocier la pénibilité avec les partenaires sociaux ». Les critères conduisant à « un Français sur trois » ne sont pas précisés dans les sources consultées.

Système : répartition et capitalisation

La répartition « doit rester le socle », selon la vidéo citée par franceinfo (29 septembre 2026). Selon l'AFP (29 septembre 2026), le projet ajoute :

  • une capitalisation obligatoire et collective pour l'ensemble des salariés, présentée par son entourage comme « neutre pour le coût du travail » ;
  • la généralisation du plan d'épargne retraite, avec un versement de l'État de 500 euros à la signature du premier contrat de travail.

Le projet du 29 septembre 2026 ne fixe aucun pourcentage de capitalisation, pas plus que la page du site officiel. Le chiffre le plus récent date d'un entretien aux Échos du 30 juin 2026, rapporté par l'AFP : « 10% à 15% des pensions versées dans quinze ans ». Le Journal du Net (30 septembre 2026) indique que le fonds collectif serait alimenté par les excédents de l'Agirc-Arrco, précision absente des autres sources consultées.

Une fois l'équilibre retrouvé, les partenaires sociaux assureraient la gestion courante du système, avec une « règle d'or d'équilibre » (MoneyVox avec l'AFP, 29 septembre 2026).

Indexation et minimum de pension

Non précisé dans les sources consultées. Le site officiel exclut une hausse des cotisations et une baisse générale des pensions, sans détail sur leur revalorisation.

Tableau récapitulatif

MesureCe qui est annoncéSource datée
Âge légal64 ans (reprise de 2023), puis 65 ans « en moins de dix ans »franceinfo, Public Sénat, 29 septembre 2026
Durée de cotisation43 ans, puis 45 ansLCP, 29 septembre 2026
Taux plein automatiqueMaintenu à 67 ansAFP, 29 septembre 2026
Départs anticipés« Un Français sur trois » entre 60 et 64 ans ; âges santé et carrières longues maintenusfranceinfo, 29 septembre 2026
CapitalisationCollective obligatoire et plan d'épargne retraite avec 500 euros de l'État ; pas de pourcentageAFP, 29 septembre 2026
Part de capitalisation évoquée« 10% à 15% » des pensions dans quinze ansLes Échos via l'AFP, 30 juin 2026
Indexation, minimum de pensionNon préciséSources consultées au 3 novembre 2026
Faites glisser le tableau pour voir toutes les colonnes.

Coût et financement

Selon l'AFP (29 septembre 2026) et franceinfo (30 septembre 2026), Édouard Philippe annonce un gain d'environ 30 milliards d'euros par an en année pleine. C'est une estimation du candidat. Le Journal du Net (30 septembre 2026) attribue à son équipe une répartition entre 10 milliards d'euros pour le système de retraite et 20 milliards pour les finances publiques, et un coût de 400 millions d'euros par an pour le versement de 500 euros ; ces éléments ne figurent pas dans les autres sources consultées.

Aucun chiffrage indépendant du programme 2027 d'Édouard Philippe n'est publié au 4 novembre 2026. L'Institut Montaigne a annoncé, le 6 octobre 2026, « l'analyse et le chiffrage des programmes des candidats » pour le premier trimestre 2027. Le 1er octobre 2026, Bertrand Martinot, expert associé à l'Institut Montaigne, a jugé dans une tribune publiée par Atlantico le plan « moins dur, et moins rentable, qu'annoncé » : c'est une analyse personnelle, pas un chiffrage de l'Institut.

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Ce que cela changerait selon votre année de naissance

Le calendrier par génération n'est pas publié : il est impossible de calculer l'âge qui s'appliquerait à votre génération si la proposition était adoptée. Le projet donne une cible finale (65 ans et 45 ans de cotisation) et une échéance (moins de dix ans), mais ni date de départ, ni rythme, ni règle de transition. Nous n'indiquons donc aucun palier intermédiaire.

GénérationBarème en vigueur (âge légal, trimestres)Proposition d'Édouard Philippe
196462 ans et 9 mois, 170 trimestresPalier non publié (cible finale : 65 ans, 180 trimestres)
1965 (jusqu'au 31 mars)62 ans et 9 mois, 170 trimestresPalier non publié
1965 (à partir du 1er avril)63 ans, 171 trimestresPalier non publié
196663 ans et 3 mois, 172 trimestresPalier non publié
196763 ans et 6 mois, 172 trimestresPalier non publié
196863 ans et 9 mois, 172 trimestresPalier non publié
196964 ans, 172 trimestresPalier non publié
197064 ans, 172 trimestresPalier non publié
Faites glisser le tableau pour voir toutes les colonnes.
  • Une loi serait nécessaire : l'élection ne modifie pas à elle seule le barème de l'article 105 de la LFSS 2026.
  • Âge légal et taux plein sont différents : le projet maintient le taux plein automatique à 67 ans (AFP, 29 septembre 2026).
  • Les transitions sont inconnues : on ignore si des personnes ayant déjà atteint l'âge légal lors d'une éventuelle loi seraient concernées.

Pour votre situation actuelle, consultez notre page âge de départ à la retraite, notre analyse générations 1964 à 1968 et présidentielle 2027 et Retraite 2028 : ce que dit vraiment la loi.

Comment la position a évolué

  • 2016 : à la primaire de la droite, il défend 65 ans (Public Sénat, 14 janvier 2020).
  • 12 juin 2019 : Premier ministre, il annonce un « système universel » avec un « âge d'équilibre », l'âge légal restant à 62 ans (Europe 1).
  • Janvier 2020 : l'âge pivot à 64 ans est retiré du projet de loi (Public Sénat, 14 janvier 2020) ; la réforme n'a jamais été appliquée (franceinfo, 30 septembre 2026).
  • Septembre 2021 : dans Challenges, il évoque 65, 66 ou 67 ans et trois régimes plutôt qu'un régime universel (Public Sénat, 30 septembre 2021).
  • 14 mars 2025 : il juge le « conclave » sur les retraites « complètement hors-sol » (Europe 1).
  • 4 juin 2025 : sur France Inter, il évoque une capitalisation d'environ 15 % (MoneyVox avec l'AFP).
  • 30 juin 2026 : dans Les Échos, il vise « 10% à 15% » de capitalisation dans quinze ans (AFP).
  • 2 septembre 2026 : il renvoie la présentation de son plan « au moment venu » (AFP).
  • 29 septembre 2026 : il propose 65 ans et 45 annuités « en moins de dix ans ».

Ce que proposent les autres candidats

Gabriel Attal (Renaissance) propose de supprimer l'âge légal au profit de la durée de cotisation ; le 30 septembre 2026 sur Europe 1 et CNews, il a qualifié le projet d'Édouard Philippe d'« exactement la proposition » d'Emmanuel Macron en 2022, selon l'AFP. Bruno Retailleau (LR) propose un âge minimal de 63 ans et un taux plein automatique à 65 ans, selon franceinfo (30 septembre 2026). Pour l'ensemble des positions, consultez notre comparatif des programmes retraite et le dossier présidentielle 2027.

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Questions fréquentes

À quel âge Édouard Philippe veut-il fixer la retraite ?

Depuis le 29 septembre 2026, Édouard Philippe propose de revenir d'abord à l'âge légal de 64 ans de la réforme de 2023, puis de le porter à 65 ans « en moins de dix ans », selon franceinfo et Public Sénat. Il affirme qu'un Français sur trois pourrait partir entre 60 et 64 ans. Une loi serait nécessaire pour appliquer ce projet.

Édouard Philippe veut-il la retraite à 67 ans ?

Son projet du 29 septembre 2026 retient 65 ans comme âge de départ. En septembre 2021, dans Challenges, il avait évoqué 65, 66 ou 67 ans. Selon l'AFP, il a précisé au Parisien que l'âge d'annulation de la décote resterait à 67 ans, comme aujourd'hui.

Quelle part de capitalisation propose Édouard Philippe ?

Le projet du 29 septembre 2026 prévoit une capitalisation collective obligatoire pour les salariés et un plan d'épargne retraite pour chacun, avec 500 euros de l'État au premier contrat de travail, sans fixer de pourcentage. Dans Les Échos, le 30 juin 2026, il évoquait 10 % à 15 % des pensions dans quinze ans, selon l'AFP.

Combien rapporterait la réforme d'Édouard Philippe ?

Le candidat annonce environ 30 milliards d'euros par an en année pleine (AFP, 29 septembre 2026). C'est une estimation de sa campagne : aucun chiffrage indépendant n'est publié au 4 novembre 2026. L'Institut Montaigne prévoit de chiffrer les programmes au premier trimestre 2027.

Si je suis né en 1966, à quel âge partirais-je avec ce projet ?

Ce n'est pas calculable : aucun calendrier par génération n'a été publié. Le barème en vigueur fixe pour 1966 un âge légal de 63 ans et 3 mois avec 172 trimestres. Le projet indique seulement une cible finale de 65 ans et 45 annuités, à atteindre en moins de dix ans.

Sources

Historique des mises à jour

  • 4 novembre 2026 : publication initiale.

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