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Programme retraite de Raphaël Glucksmann pour 2027

Abrogation de la réforme de 2023, âge légal à 62 ans, pénibilité : ce que propose Raphaël Glucksmann pour la retraite, avec sources datées.

9 min de lectureMis à jour le 4 novembre 2026

Par · Fondateur et développeur de Carriva

Programme retraite de Raphaël Glucksmann pour 2027
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Ce que propose Raphaël Glucksmann pour la retraite en 2027

Raphaël Glucksmann (Place publique), désigné le 11 octobre 2026 candidat de la primaire organisée par le Parti socialiste, Place publique et la Gauche républicaine et socialiste, propose d'abroger la réforme des retraites de 2023 et de fixer l'âge légal à 62 ans, sans retour général à 60 ans et sans capitalisation, en tenant davantage compte de la pénibilité. Il l'a déclaré lors du débat de la primaire diffusé par BFMTV le 4 octobre 2026, selon LCP le 5 octobre 2026 : « Nous abrogerons la réforme injuste de 2023 » et « On ne pourra pas faire 60 ans, ce sera 62 ans ». La durée de cotisation qu'il retiendrait n'est pas précisée dans les sources consultées.

Ce sont des propositions de campagne : elles ne modifient pas le droit en vigueur. Le barème actuel, fixé par l'article 105 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, continue de s'appliquer tant qu'une nouvelle loi ne le modifie pas. L'élection présidentielle est prévue les 18 avril et 2 mai 2027. Cette page a été vérifiée au 4 novembre 2026. Elle rapporte des déclarations attribuées et datées ; elle n'exprime aucune opinion sur leur bien-fondé.

Ce qui a changé depuis votre dernière visite

Publication du 4 novembre 2026 :

  • 11 octobre 2026 : Raphaël Glucksmann remporte dès le premier tour la primaire de la gauche sociale-démocrate, avec environ 66 % des suffrages selon France 24 et Touteleurope. Il devient le candidat soutenu par le Parti socialiste sans en être membre, une première depuis 1969 selon LCP.
  • 4 octobre 2026 : il chiffre pour la première fois un âge légal, 62 ans, alors qu'il refusait en juin d'en faire « le totem absolu ».
  • 4 octobre 2026 : il annonce que certains cadres supérieurs partiraient plus tard, sans qu'un mécanisme ou un barème soit publié.
  • Au 4 novembre 2026 : aucun programme officiel de campagne détaillant les paramètres de retraite n'a été trouvé dans les sources consultées.

Les propositions en détail

Âge légal : 62 ans, pas de retour général à 60 ans

Au débat du 4 octobre 2026, Raphaël Glucksmann a fixé l'âge légal à 62 ans et écarté un retour à 60 ans pour tous, selon LCP le 5 octobre 2026. Capital, le 5 octobre 2026, rapporte la même position. Le 24 août 2026, Public Sénat indiquait déjà qu'il écartait le retour à 60 ans défendu par La France insoumise.

Abrogation de la réforme de 2023

Le 27 août 2026, devant le Medef, il a défendu l'abrogation de la réforme de 2023, qu'il juge injuste, et une nouvelle réforme fondée sur la pénibilité, selon LCP le 27 août 2026. Il a réitéré cet engagement le 4 octobre 2026 : « Nous abrogerons la réforme injuste de 2023 » (LCP, 5 octobre 2026).

Pénibilité et départs différenciés

La pénibilité est présentée comme le critère central de sa proposition. Selon Capital le 5 octobre 2026, il invoque un écart d'espérance de vie en bonne santé de « plus de dix ans » entre un cadre supérieur et un ouvrier. Il défend des départs plus précoces pour les métiers pénibles et des départs plus tardifs pour certains cadres supérieurs des grandes administrations et des grandes entreprises. Le 24 août 2026, selon Public Sénat, il indiquait que les personnes ayant une espérance de vie en bonne santé plus longue « doivent en revanche partir plus tard ». Le mécanisme (durée de cotisation, âge différencié ou décote) n'est pas précisé dans les sources consultées.

Durée de cotisation

La durée de cotisation n'est pas précisée dans les sources consultées. Début juin 2026, sur franceinfo, il disait vouloir se concentrer « sur la durée de cotisation et la pénibilité du travail », selon LCP le 19 juin 2026. Le projet présidentiel du Parti socialiste, qui le soutient, prévoit 43 ans de cotisation, « réductible en fonction de la pénibilité des métiers » (LCP, 19 juin 2026). Les sources consultées n'indiquent pas que Raphaël Glucksmann ait repris ce chiffre à son compte.

Système, capitalisation et gouvernance

Il reste attaché au système par répartition et s'oppose à l'introduction de la capitalisation, selon Capital le 5 octobre 2026. Selon franceinfo le 30 septembre 2026, le projet de Place publique estime que « le système est fragilisé et doit être réformé », propose de créer un Haut Conseil du pilotage des retraites et de « porter un plan pour accroître le nombre de cotisants ». La composition et les missions de ce Haut Conseil ne sont pas précisées dans les sources consultées.

Indexation et minimum de pension

L'indexation des pensions et le niveau du minimum de pension ne sont pas précisés dans les sources consultées.

MesureCe qui est annoncéSource datée
Réforme de 2023AbrogationLCP, 27 août et 5 octobre 2026
Âge légal62 ans, pas de retour général à 60 ansLCP, 5 octobre 2026
Durée de cotisationNon précisée dans les sources consultéesLCP, 19 juin 2026
PénibilitéDéparts plus précoces pour les métiers pénibles, plus tardifs pour certains cadres, mécanisme non publiéCapital, 5 octobre 2026 ; Public Sénat, 24 août 2026
CapitalisationRefusée, maintien de la répartitionCapital, 5 octobre 2026
GouvernanceHaut Conseil du pilotage des retraitesfranceinfo, 30 septembre 2026
Indexation, minimum de pensionNon précisés dans les sources consultéesSans objet
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Coût et financement

Aucun coût de sa réforme des retraites n'a été annoncé par Raphaël Glucksmann dans les sources consultées, et aucun mode de financement propre aux retraites n'y est détaillé. Selon Public Sénat le 24 août 2026, la taxe qu'il propose sur le 1 % des plus gros héritages, qu'il évalue à 15 milliards d'euros, est destinée à financer une hausse du salaire net, et non les retraites. Le projet de Place publique, cité par franceinfo le 30 septembre 2026, mise sur une augmentation du nombre de cotisants, sans chiffrage.

À la date de publication, aucun chiffrage indépendant de son programme pour 2027 n'a été publié dans les sources consultées. L'Institut Montaigne indique, dans un communiqué du 6 octobre 2026, que son travail présidentiel trouvera son aboutissement au premier trimestre 2027 avec « l'analyse et le chiffrage des programmes des candidats ».

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Ce que cela changerait selon votre année de naissance

La proposition donne un âge légal (62 ans), ce qui permet une comparaison indicative avec le barème en vigueur. Elle ne précise pas la durée de cotisation : la colonne « Proposition » ne porte donc que sur l'âge.

GénérationBarème en vigueurProposition (âge légal)
196462 ans et 9 mois, 170 trimestres62 ans, durée non précisée
1965 (janvier à mars)62 ans et 9 mois, 170 trimestres62 ans, durée non précisée
1965 (avril à décembre)63 ans, 171 trimestres62 ans, durée non précisée
196663 ans et 3 mois, 172 trimestres62 ans, durée non précisée
196763 ans et 6 mois, 172 trimestres62 ans, durée non précisée
196863 ans et 9 mois, 172 trimestres62 ans, durée non précisée
1969 et 197064 ans, 172 trimestres62 ans, durée non précisée
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Trois réserves s'appliquent. D'abord, aucun calendrier d'application n'a été publié : une loi serait nécessaire après l'élection, et les générations concernées comme les règles de transition sont inconnues. La génération 1964 atteint son âge légal actuel à partir d'octobre 2026. Ensuite, l'âge légal n'est pas le taux plein : partir à l'âge légal sans la durée requise entraîne une décote, et le taux plein automatique reste fixé à 67 ans dans le droit en vigueur. Enfin, les départs plus tardifs annoncés pour certains cadres pourraient modifier ces repères pour une partie des assurés, sans qu'un barème soit connu.

Pour le détail par génération, consultez notre article retraite des générations 1964 à 1968 et notre page âge de départ à la retraite. Sur la question de l'après 2027, voir aussi ce qui se passe en 2028.

Comment la position a évolué

  • Début juin 2026 : sur franceinfo, il ne veut pas faire de l'âge légal « le totem absolu » et privilégie la durée de cotisation et la pénibilité, selon LCP le 19 juin 2026. Il ne veut pas encore avancer de réforme détaillée.
  • 23 août 2026 : il annonce sa candidature au journal de 20 heures de TF1 et accepte de passer par une primaire, selon franceinfo le 24 août 2026. Il promet « une réforme juste et ambitieuse » et écarte le retour à 60 ans (Public Sénat, 24 août 2026).
  • 27 août 2026 : devant le Medef, il défend l'abrogation de la réforme de 2023 et une nouvelle réforme fondée sur la pénibilité (LCP, 27 août 2026), sans fixer d'âge légal (LCP, 16 septembre 2026).
  • 4 octobre 2026 : au débat de la primaire, il retient 62 ans et exclut 60 ans (LCP, 5 octobre 2026).
  • 11 octobre 2026 : il remporte la primaire dès le premier tour (France 24, Touteleurope, 11 octobre 2026).

Ce que proposent les autres candidats

Au débat du 4 octobre 2026, les autres candidats de la primaire ont aussi défendu l'abrogation de la réforme de 2023 et le retour à 62 ans, à l'exception de Jérôme Guedj, qui ne défend pas le principe d'un âge légal pivot, selon LCP le 5 octobre 2026. Selon franceinfo le 30 septembre 2026, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) défend un retour à 60 ans pour 40 années de cotisation, et Marine Tondelier (Les Écologistes) vise 60 ans en priorité pour les carrières longues et les métiers pénibles. Pour comparer l'ensemble des positions, consultez notre comparatif des programmes retraite et notre page consacrée à la présidentielle 2027.

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Questions fréquentes

Raphaël Glucksmann veut-il revenir à la retraite à 62 ans ?

Oui. Lors du débat de la primaire diffusé par BFMTV le 4 octobre 2026, il a déclaré « On ne pourra pas faire 60 ans, ce sera 62 ans », selon LCP le 5 octobre 2026. Il s'agit d'une proposition de campagne : elle ne modifie pas le barème en vigueur, qui ne pourrait changer que par une loi.

Raphaël Glucksmann veut-il abroger la réforme des retraites de 2023 ?

Oui. Il a défendu l'abrogation devant le Medef le 27 août 2026 (LCP, 27 août 2026), puis lors du débat de la primaire du 4 octobre 2026 : « Nous abrogerons la réforme injuste de 2023 » (LCP, 5 octobre 2026).

Quelle durée de cotisation propose Raphaël Glucksmann ?

La durée de cotisation n'est pas précisée dans les sources consultées au 4 novembre 2026. Le projet du Parti socialiste, qui le soutient, prévoit 43 ans réductibles selon la pénibilité (LCP, 19 juin 2026), mais les sources consultées n'indiquent pas que le candidat ait repris ce chiffre.

Les cadres partiraient-ils plus tard avec Raphaël Glucksmann ?

Selon Capital le 5 octobre 2026, il a annoncé que certains cadres supérieurs des grandes administrations et des grandes entreprises partiraient plus tard, au nom de l'écart d'espérance de vie en bonne santé. Aucun mécanisme ni barème n'a été publié dans les sources consultées.

Son programme retraite a-t-il été chiffré ?

Au 4 novembre 2026, ni le candidat ni un organisme indépendant n'a publié de chiffrage de sa proposition dans les sources consultées. L'Institut Montaigne annonce, dans un communiqué du 6 octobre 2026, le chiffrage des programmes des candidats pour le premier trimestre 2027.

Ma date de départ change-t-elle dès maintenant ?

Non. Le barème fixé par l'article 105 de la LFSS 2026 reste applicable tant qu'une nouvelle loi ne le modifie pas. Une proposition de campagne n'a aucun effet juridique avant le vote d'une loi.

Sources

Historique des mises à jour

  • 4 novembre 2026 : publication initiale.

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