Le rachat de trimestres (ou versement pour la retraite, VPLR) est un dispositif qui permet à un assuré de verser volontairement des cotisations au régime général pour acquérir des trimestres supplémentaires (art. L351-14-1 CSS). Il s'adresse aux personnes dont la carrière présente des "trous" qui les empêcheraient d'atteindre le taux plein à l'âge souhaité de départ.
Deux types de périodes sont rachetables. Les années d'études supérieures validées par un diplôme reconnu par l'État, dans la limite de 12 trimestres. Les années civiles incomplètes, c'est-à-dire les années au cours desquelles l'assuré a été affilié au régime général mais n'a pas validé quatre trimestres, également dans la limite de 12 trimestres. Le total des rachats est plafonné à 12 trimestres, tous motifs confondus.
Deux options de rachat existent. L'option "taux seul" améliore uniquement le taux de liquidation (pour réduire ou supprimer la décote), sans impact sur le coefficient de proratisation. L'option "taux et durée" améliore à la fois le taux de liquidation et la durée d'assurance au régime général. L'option "taux et durée" est naturellement plus coûteuse.
Le coût du rachat dépend de trois facteurs : l'âge de l'assuré au moment de la demande, le niveau de revenus sur les trois années précédentes, et l'option choisie (taux seul ou taux et durée). Plus l'assuré est jeune au moment du rachat, moins le coût est élevé. Les sommes versées sont intégralement déductibles du revenu imposable, ce qui réduit significativement le coût net pour les assurés les plus imposés.
L'analyse de rentabilité du rachat est un exercice essentiel. Il faut comparer le coût net du rachat (après avantage fiscal) avec le gain cumulé de pension sur l'espérance de vie. En règle générale, le rachat est rentable si l'assuré perçoit sa pension pendant plus de 12 à 15 ans, ce qui est statistiquement le cas pour la majorité des retraités.