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Retraite dentiste 2026 : les 3 étages CARCDSF

Le chirurgien-dentiste libéral cotise à trois régimes distincts gérés par la CARCDSF. Le plus rentable dépend du conventionnement, et le plus lourd applique sa décote jusqu'à 67 ans, même quand le régime de base est déjà à taux plein.

CNAVPL / RBL (base) + CARCDSF (complémentaire RC et PCV)62 ans et 6 mois à 64 ans selon la génération, mais 67 ans pour le taux plein du régime complémentaire10 min de lecture
Retraite dentiste 2026 : les 3 étages CARCDSF
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Trois régimes, trois règles d'âge, une seule caisse

Le chirurgien-dentiste libéral relève de la CARCDSF, la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes. Une seule caisse, un seul appel de cotisations, un seul espace adhérent : d'où l'illusion, très répandue dans la profession, que la retraite se lit comme un bloc unique.

Elle n'en est pas un. La CARCDSF gère trois régimes de retraite obligatoires qui ont chacun leur assiette, leur prix du point, leur valeur de service et, c'est le point décisif, leurs propres règles d'âge :

  1. le régime de base des libéraux (RBL), commun à toutes les professions libérales et piloté par la CNAVPL, dont la CARCDSF n'est que le gestionnaire pour le compte de l'État ;
  2. le régime complémentaire (RC), propre à la caisse et décidé par son conseil d'administration ;
  3. le régime des prestations complémentaires de vieillesse (PCV), réservé aux praticiens conventionnés et cofinancé par l'Assurance maladie.

Un quatrième appel figure sur la même facture, le régime invalidité-décès (RID, 1 235 euros en 2026), mais il relève de la prévoyance et ne construit aucun droit à retraite.

Cette page détaille les trois étages, l'effet exact du conventionnement, le décalage d'âge qui coûte le plus cher, et les anomalies de relevé propres au métier. Les chiffres sont ceux du Mémento 2026 du chirurgien-dentiste publié par la CARCDSF et de son site officiel.

Ce que vous payez en 2026, étage par étage

Le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) s'établit à 48 060 euros en 2026, soit 4 005 euros par mois.

RégimeCotisation forfaitaireCotisation proportionnelleAssiette
RBL tranche 1aucune8,73 %revenus 2025 jusqu'à 1 PASS (48 060 euros)
RBL tranche 2aucune1,87 %revenus 2025 de 0 à 5 PASS (240 300 euros)
RC3 210,60 euros11,35 %revenus 2025 entre 0,65 et 5 PASS (31 239 à 240 300 euros)
PCV1 663,60 euros0,725 %revenus 2025 jusqu'à 5 PASS (240 300 euros)

Deux précisions qui ne figurent nulle part sur l'appel de cotisations.

Le taux de la tranche 1 du RBL a augmenté. Il était de 8,23 % pour l'appel provisionnel 2025, il passe à 8,73 % en 2026. Un praticien qui compare son appel 2026 à celui de 2025 verra donc un écart qui ne vient pas de ses revenus.

Le plafond de cotisation existe. Pour un revenu au moins égal à 5 PASS, le total des quatre appels CARCDSF atteint 40 269,20 euros et n'augmente plus au-delà. À l'autre extrémité, la cotisation du RBL ne peut pas être inférieure à 450 fois le SMIC horaire, soit une assiette de 5 409 euros (450 x 12,02 euros) et une cotisation minimale de 573 euros, qui valide trois trimestres et non quatre.

Pour situer ces montants : la CARCDSF indique une assiette moyenne déclarée de 106 635 euros et une cotisation moyenne annuelle appelée de 18 663 euros pour les chirurgiens-dentistes en 2025.

Combien chaque euro cotisé rapporte réellement

C'est là que les trois étages cessent d'être équivalents. Les règles d'attribution des points sont publiées par la CARCDSF et permettent de calculer le rendement de chaque euro versé.

RégimeCe que rapporte la cotisationValeur de service du point au 1er janvier 2026
RBL tranche 1557 points au maximum, et jusqu'à 4 trimestres0,6599 euro
RBL tranche 225 points au maximum0,6599 euro
RC forfaitaire6 points31,82 euros
RC proportionnelle1 point par tranche de 535,10 euros cotisés31,82 euros
PCV forfaitaire10 points28,8321 euros (points acquis depuis 2006)
PCV proportionnelle1,93 point au maximum28,8321 euros

Un avertissement sur la valeur du point du régime complémentaire. La valeur de service retenue ici, 31,82 euros, est celle publiée par la CARCDSF sur son site pour 2026. Le Mémento 2026 de la caisse fait encore apparaître 31,50 euros à certains endroits : c'est un résidu de la valeur 2025, non corrigé lors de la mise à jour du document. Si vous refaites vos calculs à partir du Mémento, retenez 31,82 euros.

Trois conclusions se lisent directement dans ce tableau.

La tranche 2 du RBL est de la solidarité pure. Elle peut coûter jusqu'à 4 494 euros (1,87 % de 240 300 euros) et n'ouvre que 25 points, soit 16,50 euros de pension annuelle. Ce n'est pas une anomalie, c'est le principe déplafonné du régime de base des libéraux, mais il faut le savoir avant de raisonner en rendement.

La cotisation forfaitaire PCV est de très loin la plus rentable. Elle coûte 1 663,60 euros au praticien et lui ouvre 10 points, soit 288,32 euros de pension annuelle. Le praticien récupère sa mise en un peu moins de six ans. La raison n'est pas actuarielle : elle tient au cofinancement décrit ci-dessous.

La cotisation proportionnelle PCV, elle, est très peu rentable. Portée à son maximum, elle coûte 1 742 euros pour 1,93 point, soit 55,65 euros de pension annuelle. Deux lignes du même régime, deux rendements sans commune mesure.

Le conventionnement : le point le plus mal compris du métier

Le PCV n'est pas un régime ouvert à tous les libéraux. L'article L. 645-1 du code de la sécurité sociale est explicite : ces prestations « ne peuvent être attribuées qu'à des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, auxiliaires médicaux [...] ayant exercé, au moins pendant une durée fixée par décret, une activité professionnelle non salariée dans le cadre des conventions ». Un praticien qui exerce hors convention ne constitue aucun droit PCV sur la période concernée.

En contrepartie, l'Assurance maladie finance une large part de la cotisation des conventionnés. Le détail exact, tel que la CARCDSF le publie, est le suivant pour 2026 :

  • cotisation forfaitaire : 1 663,60 euros à la charge du praticien, 3 327,20 euros à la charge des CPAM, soit exactement le double. C'est le fameux « deux tiers pris en charge » ;
  • cotisation proportionnelle : 0,725 % des revenus à la charge du praticien et 0,725 % à la charge des CPAM, soit une prise en charge de moitié, et non des deux tiers.

La formule « l'Assurance maladie paie les deux tiers » est donc vraie de la seule part forfaitaire. Rapportée à la cotisation PCV totale, la part réellement financée par les CPAM décroît à mesure que le revenu monte : environ 64,6 % pour un revenu de 50 000 euros, 62,7 % à l'assiette moyenne de la profession, et 59,8 % au plafond de 5 PASS. L'ordre de grandeur des deux tiers reste correct, mais il n'est jamais atteint exactement dès que la part proportionnelle entre en jeu.

Autre subtilité propre au PCV : la valeur du point y dépend de sa date d'acquisition et non seulement de l'année de liquidation. Au 1er janvier 2026, le tableau officiel de la caisse distingue quatre valeurs : 27,50 euros pour les points liquidés jusqu'au 31 décembre 2006 (R1), 23,25 euros pour les points acquis avant le 31 décembre 1994 et non liquidés au 31 décembre 2006 (R2), 27,50 euros pour ceux acquis entre 1995 et 2005 (R3), et 28,8321 euros pour ceux acquis depuis le 1er janvier 2006 (R4), seuls ces derniers étant indexés sur l'inflation. Un praticien installé dans les années 1980 détient donc un stock de points hétérogène qu'aucun calcul en moyenne ne restitue correctement.

L'écart d'âge qui coûte le plus cher

Voici le mécanisme le plus différenciant, et le plus mal connu, de la retraite des chirurgiens-dentistes.

Depuis le texte de suspension de la réforme de 2023, l'âge légal du RBL suit le calendrier publié par la CARCDSF :

Année de naissanceÂge légalTrimestres requis
Septembre à décembre 196162 ans et 3 mois169
196262 ans et 6 mois169
1963 et 196462 ans et 9 mois170
Janvier à mars 196562 ans et 9 mois170
Avril à décembre 196563 ans171
196663 ans et 3 mois172
196763 ans et 6 mois172
196863 ans et 9 mois172
1969 et après64 ans172

Cet âge ouvre le droit à liquider les trois régimes. Mais l'âge auquel chaque régime accorde le taux plein n'est pas le même :

  • RBL : taux plein dès que la durée d'assurance requise est atteinte, tous régimes confondus, ou automatiquement à 67 ans.
  • PCV : taux plein à 67 ans, mais la caisse précise que si vous avez liquidé le régime de base à taux plein avant 67 ans parce que vous aviez vos trimestres, ce taux plein s'applique également au PCV.
  • RC : taux plein à 67 ans, point final. Avoir tous ses trimestres ne suffit pas. La minoration est de 1,25 % par trimestre manquant pour atteindre le 67e anniversaire.

Les seules dérogations prévues au régime complémentaire sont limitativement énumérées : l'inaptitude reconnue par la commission de la caisse (taux plein dès 62 ans), le fait d'être parent d'un enfant handicapé ouvrant droit à la majoration de durée d'assurance (taux plein à 65 ans), et, pour les praticiennes, une année d'anticipation sans minoration par enfant mis au monde, dans la limite de cinq.

Concrètement, un chirurgien-dentiste né en 1969 qui liquide à 64 ans avec ses 172 trimestres obtient le taux plein au RBL et au PCV, et subit 12 trimestres de minoration au régime complémentaire, soit 15 % de décote définitive sur l'étage qui pèse le plus lourd dans sa pension. L'effet est plus lourd encore pour les générations dont l'âge légal est plus bas : un praticien né en 1962, qui liquiderait dès l'ouverture de son droit à 62 ans et 6 mois, subirait 18 trimestres de minoration, soit 22,5 % au régime complémentaire. La caisse ne prévoit aucune liquidation du RC avant l'âge légal, et la carrière longue ne figure pas parmi ses cas d'anticipation : raisonner sur un départ complémentaire à 60 ans n'a pas de fondement dans son règlement.

Ce n'est pas un cas d'école. La CARCDSF indique que les 1 448 chirurgiens-dentistes ayant liquidé en 2025 l'ont fait à 65,8 ans en moyenne, soit environ 5 trimestres avant 67 ans : une minoration moyenne de l'ordre de 6 % sur le régime complémentaire, appliquée à vie.

Dans l'autre sens, poursuivre l'activité au-delà de 67 ans sans liquider le RC majore la pension complémentaire de 1,25 % par trimestre cotisé, dans la limite de 25 trimestres. Et une majoration de 10 % s'applique sur les trois régimes aux praticiens ayant eu ou élevé au moins trois enfants.

Enfin, la retraite progressive, ouverte aux libéraux dès 60 ans sous condition de 150 trimestres validés, d'exercice libéral exclusif et d'un revenu au moins égal à 40 % du SMIC, ne concerne que le régime de base. Notre guide sur la retraite progressive détaille le dispositif général.

Vos trois régimes CARCDSF n'ont pas le même âge de taux plein

Le taux plein obtenu avant 67 ans s'étend au PCV, mais pas au régime complémentaire, qui pèse près de la moitié de votre pension et reste minoré. Partir à 64 ans peut donc coûter 15 % sur cet étage. Carriva vérifie vos points et vos années conventionnées.

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Montant de la retraite : le mécanisme, puis la seule moyenne officielle

Chaque régime applique la même formule : nombre de points acquis multiplié par la valeur de service du point, puis coefficient de minoration ou de majoration.

Prenons l'exemple chiffré que la CARCDSF publie elle-même dans son Mémento 2026, pour un praticien déclarant 100 000 euros de revenus (à comparer à l'assiette moyenne réelle de 106 635 euros). Sur une année, il acquiert :

  • RBL : 557 points en tranche 1 et 10,40 points en tranche 2, soit 567,40 points ;
  • RC : 6 points au titre du forfait et 14,58 points au titre de la proportionnelle, soit 20,58 points ;
  • PCV : 10 points au titre du forfait et 0,83 point au titre de la proportionnelle, soit 10,83 points.

Projetons, à titre d'illustration et non de prévision, une carrière de 35 ans à ce niveau constant de revenus, avec les valeurs de service 2026 et sans minoration :

RégimePointsPension annuelle
RBL19 85913 105 euros
RC72022 920 euros
PCV37910 929 euros
Total46 954 euros, soit 3 913 euros bruts par mois

Le régime complémentaire représente à lui seul 49 % du total. C'est précisément l'étage frappé par la décote à 67 ans : le même praticien partant à 64 ans avec tous ses trimestres perdrait 3 438 euros par an, soit 7,3 % de sa pension globale, uniquement à cause d'un décalage d'âge entre deux régimes gérés par la même caisse.

Cet exemple ne prétend pas décrire une carrière réelle : les valeurs de point et les prix d'acquisition ont changé au fil des décennies, et rares sont les praticiens dont le revenu reste constant sur 35 ans. La seule donnée moyenne fiable est celle que publie la caisse : les chirurgiens-dentistes ayant liquidé leurs droits en 2025 ont obtenu une pension moyenne de 36 101 euros par an, tous régimes CARCDSF confondus, cumul emploi-retraite inclus. Ce montant ne comprend pas les droits acquis dans d'autres régimes au cours d'une carrière mixte.

Dentiste salarié, hospitalier ou en carrière mixte

Tous les chirurgiens-dentistes ne relèvent pas de la CARCDSF, et beaucoup n'en relèvent que pour une partie de leur carrière.

Le dentiste salarié d'un centre de santé (mutualiste, associatif, municipal) est un salarié de droit privé : régime général pour la base, Agirc-Arrco pour la complémentaire. Aucun point CARCDSF, aucun droit PCV.

Le chirurgien-dentiste des hôpitaux exerce sous statut de praticien hospitalier, c'est-à-dire d'agent public non fonctionnaire. Il relève du régime général pour la base et de l'IRCANTEC pour la complémentaire. Il ne cotise ni à la CNRACL, ni à l'Agirc-Arrco, ni à la CARCDSF au titre de cette activité.

Le libéral, lui, est affilié dès le premier jour. La règle de la caisse est que tout chirurgien-dentiste thésé, inscrit à l'Ordre et exerçant une activité libérale, même accessoire, doit être affilié. Un praticien salarié à temps plein qui assure quelques vacations libérales est donc cotisant CARCDSF. Point à retenir pour le relevé : l'affiliation prend effet au premier jour du trimestre civil suivant le début d'activité. Un praticien installé le 2 février n'est affilié qu'au 1er avril, et le premier trimestre civil ne produit aucun droit à la caisse.

L'exercice en SEL ajoute une difficulté propre. L'activité médicale exercée au sein de la société entraîne obligatoirement l'affiliation à la CARCDSF, mais la rémunération perçue au titre du mandat social peut, selon la forme de la société, relever du régime général. Le praticien doit donc distinguer nettement les deux rémunérations, sous peine de voir une partie de ses revenus construire des droits dans le mauvais régime.

Ces parcours mixtes sont le terrain classique des trimestres mal rattachés. Les mêmes logiques valent pour les autres professions de santé libérales : voir nos pages sur la retraite du médecin libéral et de la sage-femme, l'autre profession affiliée à la CARCDSF.

Ce qu'un chirurgien-dentiste peut racheter

Les possibilités de rachat sont réelles mais enfermées dans des fenêtres de temps courtes, ce qui explique qu'elles soient massivement inutilisées.

Au régime de base, vous pouvez racheter jusqu'à 12 trimestres au titre des années d'études ou des années civiles incomplètes, entre 20 et 67 ans, tant que le RBL n'est pas liquidé. Deux options existent : les trimestres d'assurance seuls, ou les trimestres et les points correspondants. Le barème dépend de l'âge et du revenu moyen des trois dernières années, et le versement est intégralement déductible fiscalement. En application du décret n° 2015-14 du 8 janvier 2015, les quatre premiers trimestres rachetés bénéficient d'un tarif préférentiel sous forme d'abattement forfaitaire de 400 euros (trimestres seuls) ou 590 euros (trimestres et points), à condition d'agir dans les dix ans suivant la fin des études ou au plus tard le 31 décembre de l'année du quarantième anniversaire. Notre calculateur de rachat et notre guide du rachat de trimestres d'études supérieures permettent de chiffrer l'opération.

Au régime complémentaire, deux rachats spécifiques existent :

  • la dispense de cotisation forfaitaire des deux premières années civiles d'activité peut être rachetée entre la 6e et la 15e année d'affiliation, en trois versements au maximum, au prix du point de cotisation de l'année du rachat. Passé le terme de la 15e année, la fenêtre est définitivement fermée ;
  • la dispense pour maternité (année de l'accouchement et année suivante) peut être rachetée à hauteur de 6 ou 12 points par année dispensée, en une seule fois, soit avant le terme de la sixième année civile d'activité suivant la dispense, soit au moment de la liquidation.

Au PCV, en revanche, rien ne se rattrape. La dispense accordée pour revenus inférieurs ou égaux à 11 500 euros entraîne l'annulation des droits de l'année, et la caisse précise que les points non cotisés ne sont pas rachetables.

Les erreurs les plus fréquentes sur un relevé de chirurgien-dentiste

  1. Points PCV absents sur une ou plusieurs années. C'est l'anomalie numéro un du métier. Elle vient d'un défaut de transmission entre la CPAM et la caisse, ou d'un changement de situation conventionnelle mal enregistré. Comme le PCV représente environ un quart de la pension et que sa cotisation forfaitaire est la plus rentable des trois régimes, chaque année manquante coûte au minimum 288 euros de pension annuelle à vie.
  2. Revenus 2025 sous-déclarés ou déclarés en retard. Le RBL est régularisé l'année suivante sur les revenus réels, mais la CARCDSF précise que la cotisation proportionnelle du RC et la cotisation PCV ne sont jamais régularisées : elles sont définitives. Une déclaration erronée fige donc pour toujours le nombre de points acquis sur les deux étages les mieux rémunérés.
  3. Taxation d'office à 5 PASS. En l'absence de déclaration, les cotisations sont calculées sur 240 300 euros, avec une pénalité de 5 % sur le RBL. La rectification est possible sur justificatifs fiscaux, mais elle doit être demandée : elle n'est jamais automatique.
  4. Dispense de début d'activité jamais rachetée. Les deux premières années civiles dispensées de cotisation forfaitaire RC ne produisent aucun point. La fenêtre de rachat court de la 6e à la 15e année d'affiliation, c'est-à-dire à un âge où le praticien ne pense pas encore à sa retraite.
  5. Dispense maternité non rachetée. Même logique : 6 ou 12 points par année dispensée, à racheter avant la fin de la sixième année civile suivante ou à la liquidation, faute de quoi les droits sont perdus.
  6. Premier trimestre civil d'activité absent. L'affiliation ne prenant effet qu'au premier jour du trimestre civil suivant l'installation, une période d'activité réelle peut ne figurer nulle part.
  7. Années de remplacement non déclarées. L'affiliation du remplaçant ne dépend pas du nombre de jours travaillés mais des dates et de la régularité des remplacements. Les remplacements effectués avant l'installation sont fréquemment absents du relevé.
  8. Confusion SEL entre revenus médicaux et rémunération de mandataire social. Les deux ne relèvent pas nécessairement du même régime, et une imputation erronée fausse à la fois les points CARCDSF et les droits au régime général.
  9. Jonction avec l'hôpital ou le centre de santé mal recollée. Les périodes IRCANTEC ou Agirc-Arrco doivent apparaître dans le relevé de carrière inter-régimes. Notre guide sur les trimestres en multi-activité détaille les règles de coordination.

Ces écarts se repèrent en croisant le relevé CARCDSF, le relevé de carrière inter-régimes et les déclarations de revenus année par année. Si une correction vous est refusée, un modèle de lettre de réclamation est disponible.

Questions fréquentes

Un chirurgien-dentiste peut-il partir avant 64 ans ? Oui, aux conditions de droit commun (carrière longue, inaptitude reconnue par la commission de la caisse, travailleur handicapé) et selon le calendrier de sa génération. Mais attention : sauf inaptitude, un départ avant 67 ans laisse subsister une minoration de 1,25 % par trimestre manquant au régime complémentaire, même avec tous ses trimestres.

Le taux plein au régime de base me donne-t-il le taux plein partout ? Non, et c'est l'erreur de raisonnement la plus coûteuse du métier. Le taux plein du RBL avant 67 ans s'étend au PCV, la caisse le prévoit expressément. Il ne s'étend pas au régime complémentaire, dont le taux plein reste fixé à 67 ans.

Je ne suis pas conventionné, ai-je droit au PCV ? Non. L'article L. 645-1 du code de la sécurité sociale réserve ces prestations aux praticiens ayant exercé dans le cadre des conventions. Les périodes non conventionnées n'ouvrent aucun droit PCV, ce qui est normal mais doit être vérifié année par année sur le relevé.

Combien l'Assurance maladie paie-t-elle vraiment de ma cotisation PCV ? Deux fois votre cotisation forfaitaire, soit 3 327,20 euros en 2026, et l'équivalent de votre cotisation proportionnelle. Rapportée au total, sa participation représente environ 63 % à l'assiette moyenne de la profession et descend vers 60 % au plafond de 5 PASS.

Une praticienne peut-elle anticiper son départ sans décote au complémentaire ? Oui. Le régime complémentaire accorde une année d'anticipation sans minoration par enfant mis au monde, dans la limite de cinq. Avec deux enfants, le taux plein RC est acquis dès 65 ans.

Le cumul emploi-retraite me fait-il gagner de nouveaux points ? Seulement en cumul intégral. Dans ce cas, les cotisations créent de nouveaux droits au régime de base depuis le 1er janvier 2023, et au régime complémentaire ainsi qu'au PCV depuis le 1er janvier 2024. En cumul partiel, aucune acquisition de droits nouveaux n'est possible. Voir notre guide du cumul emploi-retraite.

Le rachat de trimestres améliore-t-il ma pension complémentaire ? Non directement. Le rachat porte sur le régime de base et permet d'atteindre la durée d'assurance requise. Il ne change rien à la minoration du régime complémentaire, qui se calcule uniquement par rapport à votre 67e anniversaire.

Vérifiez les trois étages, pas seulement le total

La retraite d'un chirurgien-dentiste libéral ne se contrôle pas en regardant un montant global. Elle se contrôle étage par étage, parce que trois logiques différentes s'y superposent : un régime de base dont la tranche 2 ne rapporte presque rien, un régime complémentaire qui pèse près de la moitié de la pension mais applique sa décote jusqu'à 67 ans, et un régime conventionné dont la cotisation forfaitaire est la plus rentable des trois et dont les points disparaissent le plus facilement.

Un point PCV manquant, une dispense de début d'activité oubliée, une déclaration de revenus tardive qui fige définitivement des points RC : chacune de ces anomalies est réparable tant qu'elle est repérée avant la liquidation. Passez votre relevé au crible sur carriva.fr/audit, et lisez notre guide pour décrypter un relevé de carrière avant d'entamer vos démarches.

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Sur ce type de carrière, l'audit Carriva repère le plus souvent :

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