Aller au contenu principal

Guide

Carrière longue 2026 : partir avant 64 ans, conditions

Retraite anticipée carrière longue : âge de début d'activité, nombre de trimestres cotisés requis après la réforme 2023, démarches CNAV.

10 min de lectureMis à jour le 18 juin 2026

Sur cette page

Sondage

Avez-vous commencé à travailler avant 20 ans ?

Introduction

Le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue (RACL) permet aux assurés ayant commencé à travailler jeunes de partir à la retraite avant l'âge légal. Créé par la loi du 21 août 2003 (loi Fillon), il a été profondément remanié par la réforme des retraites du 14 avril 2023, qui a redéfini les bornes d'âge et les durées cotisées requises.

Ce dispositif concerne potentiellement des millions d'actifs : tous ceux qui ont validé leurs premiers trimestres avant 21 ans. Pourtant, ses conditions sont souvent mal comprises, ce qui conduit certains assurés à surestimer leurs droits ou, au contraire, à ignorer une possibilité de départ anticipé.

Ce guide détaille le fonctionnement du dispositif tel qu'il s'applique en 2026, les conditions précises à remplir, les trimestres pris en compte et les démarches à entreprendre auprès de la CNAV.

Qu'est-ce que la retraite carrière longue ?

La retraite anticipée pour carrière longue permet de partir avant l'âge légal (jusqu'à 64 ans selon la génération) à ceux qui ont commencé à travailler jeunes. Il faut réunir trois conditions : avoir validé 4 ou 5 trimestres avant 16, 18, 20 ou 21 ans, totaliser la durée d'assurance requise pour le taux plein de sa génération, et justifier d'une durée cotisée au moins égale à cette même durée. Selon l'âge de début d'activité, le départ est possible dès 58, 60, 62 ou 63 ans. Le dispositif est ouvert à tous les régimes de base (CNAV, MSA, indépendants, fonction publique) et la durée cotisée est appréciée tous régimes confondus.

Les paragraphes suivants détaillent chacune de ces conditions, les âges de départ par borne, l'impact de la réforme 2023 et de sa suspension par la LFSS 2026, ainsi que les démarches pour obtenir l'attestation.

Principe du dispositif

La retraite anticipée pour carrière longue repose sur un principe simple : un assuré qui a commencé à cotiser tôt a, à un âge donné, déjà accumulé une durée d'assurance supérieure à celle d'un assuré entré plus tardivement sur le marché du travail. Le dispositif permet donc de partir avant l'âge légal (64 ans pour les générations nées à partir de 1969 selon le calendrier post-LFSS 2026, 63 ans 9 mois pour la génération 1968), à condition de remplir deux critères cumulatifs :

  • Un âge de début d'activité suffisamment précoce : avoir validé un certain nombre de trimestres avant un âge seuil (16, 18, 20 ou 21 ans selon les cas).
  • Une durée cotisée suffisante : avoir accumulé un nombre minimal de trimestres cotisés ou réputés cotisés au moment du départ.

Le dispositif est ouvert aux assurés de tous les régimes de base : régime général (CNAV), MSA (salariés et non-salariés agricoles), régime des indépendants (SSI), fonction publique, régimes spéciaux. La condition de durée cotisée est appréciée tous régimes confondus.

Conditions d'éligibilité

Condition d'âge de début d'activité

La réforme de 2023 a introduit quatre bornes d'âge de début d'activité, chacune associée à un âge de départ anticipé différent (décret n° 2023-436 du 3 juin 2023) :

  • Début d'activité avant 16 ans : départ possible dès 58 ans.
  • Début d'activité avant 18 ans : départ possible dès 60 ans.
  • Début d'activité avant 20 ans : l'âge de départ est progressif selon la génération (environ 60 ans et 9 mois pour la génération 1966, 61 ans et 3 mois pour la génération 1968 après la suspension LFSS 2026) ; la cible de 62 ans ne concerne que les générations les plus récentes.
  • Début d'activité avant 21 ans : départ possible dès 63 ans. Cette borne concerne les générations dont l'âge légal est d'au moins 63 ans et 3 mois (1966 et suivantes, selon le calendrier post-LFSS 2026).

Pour justifier d'un début d'activité avant un âge donné, l'assuré doit avoir validé au moins 5 trimestres avant la fin de l'année civile de son anniversaire correspondant à la borne (16, 18, 20 ou 21 ans). Pour les assurés nés au cours du quatrième trimestre (octobre, novembre, décembre), le seuil est abaissé à 4 trimestres.

Exemple : un assuré né le 15 mars 1966 souhaite bénéficier d'un départ à 60 ans. Il doit prouver qu'il a validé au moins 5 trimestres avant le 31 décembre 1984 (année de ses 18 ans). S'il est né le 10 novembre 1966, le seuil est de 4 trimestres.

Triple condition cumulative

En pratique, le dispositif RACL repose sur une triple condition cumulative que l'assuré doit remplir simultanément :

  1. Condition de début de carrière : avoir validé au moins 4 ou 5 trimestres avant la fin de l'année civile des 16, 18, 20 ou 21 ans (selon la borne visée, cf. ci-dessus).
  2. Condition de durée totale d'assurance : avoir validé au moins le nombre de trimestres requis pour le taux plein de sa génération (tous trimestres confondus : cotisés, assimilés, majorations).
  3. Condition de durée cotisée : avoir accumulé un nombre de trimestres spécifiquement cotisés ou réputés cotisés au moins égal à la durée requise pour le taux plein de sa génération.

C'est la combinaison de ces trois conditions qui rend le dispositif exigeant. Un assuré peut remplir la condition de début de carrière et la durée totale, mais échouer sur la durée cotisée si une part trop importante de ses trimestres sont des trimestres assimilés non réputés cotisés.

Condition de durée cotisée (détail)

La durée cotisée requise dépend de l'année de naissance et de l'âge de départ souhaité. Depuis la réforme de 2023, elle est alignée sur la durée d'assurance requise pour le taux plein de la génération concernée (article L351-1-1 du Code de la Sécurité sociale).

Tableau des bornes par génération

Le tableau ci-dessous synthétise les conditions pour les générations les plus concernées en 2026, en tenant compte de la suspension LFSS 2026 (loi du 30 décembre 2025) qui a décalé d'une génération le calendrier de la réforme 2023 pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 :

Année de naissanceÂge légalDépart à 58 ans (début avant 16 ans)Départ à 60 ans (début avant 18 ans)Départ début avant 20 ans (âge selon génération)Départ à 63 ans (début avant 21 ans)
196262 ans et 6 mois169 trimestres cotisés169 trimestres cotisés--
196362 ans et 9 mois170 trimestres cotisés170 trimestres cotisés--
196462 ans et 9 mois170 trimestres cotisés170 trimestres cotisés170 trimestres cotisés-
196562 ans et 9 mois (janv.-mars) / 63 ans (avril-déc.)170 ou 171 trimestres cotisés170 ou 171 trimestres cotisés170 ou 171 trimestres cotisés-
196663 ans et 3 mois172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés
196763 ans et 6 mois172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés
196863 ans et 9 mois172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés
1969 et après64 ans172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés172 trimestres cotisés

Rappel historique : l'exigence de 172 trimestres pour les générations 1973 et suivantes était déjà prévue par la réforme Touraine (loi du 20 janvier 2014), qui avait programmé une montée progressive de la durée d'assurance requise. La réforme de 2023 a repris ce calendrier et l'a appliqué également à la durée cotisée requise pour la carrière longue. La LFSS 2026 a ensuite décalé d'une génération chaque borne.

Point essentiel : la durée exigée est une durée cotisée, pas simplement validée. La distinction est capitale : les trimestres validés incluent les trimestres assimilés (chômage, maladie, etc.), tandis que les trimestres cotisés supposent le versement effectif de cotisations. Toutefois, certains trimestres non cotisés au sens strict sont "réputés cotisés" et comptent pour la carrière longue.

Une erreur sur votre relevé peut vous coûter des milliers d'euros

Carriva détecte automatiquement les anomalies de carrière, estime leur impact sur votre retraite et vous aide à lancer la correction.

Résultat en 30 secondesImpact pension estiméDémarches prêtes à envoyer
Lancer mon audit gratuit

Trimestres réputés cotisés

Les trimestres réputés cotisés sont des trimestres qui, bien que n'ayant pas donné lieu au versement effectif de cotisations salariales, sont juridiquement assimilés à des trimestres cotisés pour l'appréciation du droit à la retraite anticipée pour carrière longue. Ce statut particulier a été créé pour ne pas pénaliser les assurés dont la carrière a été interrompue par des événements non imputables à leur volonté (maternité, maladie, invalidité, chômage).

Le décret n° 2023-436 du 3 juin 2023, pris en application de la réforme des retraites du 14 avril 2023, a assoupli les conditions du dispositif RACL et élargi la liste des trimestres réputés cotisés (article D. 351-1-2 du Code de la Sécurité sociale).

Ces trimestres sont retenus par catégorie avec un plafond propre, ces plafonds se cumulant entre catégories.

Trimestres pris en compte (plafonds par catégorie)

  • Trimestres de chômage indemnisé (plafond 4 trimestres) : les périodes d'indemnisation par France Travail (ex-Pôle emploi) génèrent des trimestres réputés cotisés. Ce plafond de 4 trimestres est fixé depuis le décret 2014-350 du 19 mars 2014 (il a alors remplacé l'ancien plafond de 2 trimestres) ; la réforme 2023 ne l'a pas modifié.
  • Trimestres de maladie et d'AT/MP (plafond 4 trimestres pour l'ensemble) : trimestres validés au titre des indemnités journalières de maladie (IJ de la Sécurité sociale) et des indemnités versées en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle reconnue. La maladie et les AT/MP partagent un même plafond de 4 trimestres.
  • Trimestres de maternité (sans plafond) : trimestres validés au titre des indemnités journalières de maternité (congé maternité indemnisé), réputés cotisés sans limitation depuis le décret 2014-350. Ces trimestres sont distincts de la MDA (majoration de durée d'assurance) de l'article L. 351-4 du CSS, laquelle n'est pas, hors mesure LFSS 2026, réputée cotisée.
  • Trimestres d'invalidité (plafond 2 trimestres) : trimestres validés pendant les périodes de perception d'une pension d'invalidité (catégorie 1, 2 ou 3), réputés cotisés depuis le décret 2014-350.
  • Trimestres d'AVPF (Assurance Vieillesse des Parents au Foyer) et d'aidance (plafond 4 trimestres) : trimestres validés au titre de l'AVPF versée par la CAF aux parents ou aux aidants qui cessent ou réduisent leur activité. L'AVPF n'était pas réputée cotisée pour la carrière longue avant la réforme 2023 : c'est le décret 2023-436 du 3 juin 2023 qui l'a introduite, avec un plafond de 4 trimestres en cumul avec l'assurance vieillesse des aidants (AVA).
  • Trimestres de service national (plafond 4 trimestres) : trimestres de service militaire (service militaire, SNA, VSNA), réputés cotisés dans la limite de 4 trimestres (décret 2014-350).

À retenir : les plafonds par catégorie se cumulent. Un assuré peut donc additionner, selon sa situation, 4 trimestres de chômage, 4 trimestres de maladie et AT/MP, 2 trimestres d'invalidité et 4 trimestres d'AVPF/aidance, auxquels s'ajoutent le service national (4 trimestres) et les trimestres de maternité, retenus sans plafond, dans la limite de 4 trimestres validés par année civile. La limite n'est pas « 4 trimestres tous motifs confondus » comme parfois énoncé à tort.

Trimestres cotisés au sens strict

Les trimestres suivants sont cotisés sans limitation :

  • Trimestres validés par les cotisations salariales (régime général, MSA, etc.).
  • Trimestres de cotisation volontaire (CFE, rachat de trimestres au titre du taux seul ou taux + durée d'assurance).
  • Trimestres cotisés dans les régimes des indépendants et des professions libérales.

LFSS 2026 : trimestres pour enfants dès septembre 2026

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (promulguée le 30 décembre 2025) introduit une avancée pour les parents : sous réserve d'un décret d'application, à compter du 1er septembre 2026, certains trimestres de majoration de durée d'assurance pour enfant (article L. 351-4 du Code de la Sécurité sociale) seront réputés cotisés pour l'appréciation du droit à la retraite anticipée pour carrière longue.

Ce que prévoit la LFSS 2026

Jusqu'à présent, les trimestres de majoration pour enfant (jusqu'à 8 trimestres par enfant : 4 au titre de la maternité/adoption et 4 au titre de l'éducation) étaient des trimestres assimilés non retenus dans le décompte des trimestres cotisés pour la carrière longue.

La LFSS 2026 prévoit de retenir jusqu'à 2 trimestres au total au titre des majorations de durée d'assurance pour enfants (maternité, adoption, éducation), quel que soit le nombre d'enfants, parmi les trimestres réputés cotisés pour l'accès au dispositif carrière longue, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Le barème complet post-suspension est détaillé dans notre article carrière longue et suspension 2026.

Impact concret

Cette mesure bénéficiera principalement aux mères ayant eu des carrières longues mais interrompues par des maternités. Une mère pourra comptabiliser jusqu'à 2 trimestres supplémentaires au total dans sa durée cotisée, quel que soit le nombre d'enfants, ce qui peut lui permettre d'atteindre plus tôt le seuil requis pour partir en carrière longue.

Conditions d'application

  • La mesure s'applique aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.
  • Le décret d'application (à paraître) précisera les modalités de prise en compte, notamment pour les assurés polypensionnés.

Démarches : obtenir l'attestation de carrière longue

Le bénéfice de la retraite anticipée pour carrière longue n'est pas automatique. L'assuré doit obtenir une attestation de départ anticipé délivrée par sa caisse de retraite de base.

Etape 1 : vérifier son relevé de carrière

Avant toute demande, consultez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr (Relevé Individuel de Situation). Vérifiez que tous les trimestres cotisés apparaissent correctement, en particulier :

  • Les trimestres de début de carrière (souvent incomplets ou manquants pour les emplois saisonniers ou les petits boulots de jeunesse).
  • Les trimestres de service militaire.
  • Les trimestres d'AVPF si vous avez bénéficié du complément familial ou de l'allocation de base de la PAJE.

Etape 2 : demander l'attestation

Adressez votre demande à votre caisse de retraite de base (CNAV pour le régime général, CARSAT en région, MSA pour les agriculteurs). La demande peut être faite :

  • En ligne sur le site lassuranceretraite.fr (espace personnel, rubrique "Demander ma retraite anticipée pour carrière longue").
  • Par courrier en envoyant le formulaire Cerfa n° 12717 accompagné des pièces justificatives.

Etape 3 : rassembler les justificatifs

Les pièces les plus fréquemment demandées sont :

  • Livret militaire ou attestation des services nationaux (pour les trimestres de service militaire).
  • Bulletins de salaire ou attestations employeur pour les périodes non reportées au compte.
  • Attestations France Travail pour les périodes de chômage indemnisé.
  • Relevé de prestations CAF pour les périodes d'AVPF.

Etape 4 : délai et réponse

La caisse dispose d'un délai de 4 mois pour instruire la demande. En cas de réponse favorable, l'attestation mentionne la date à partir de laquelle l'assuré peut partir en retraite anticipée. Cette attestation est ensuite jointe à la demande de liquidation de la pension.

En pratique : la demande de retraite anticipée peut être déposée au plus tôt 6 mois avant la date de départ souhaitée, une modalité pratique du service en ligne de l'Assurance retraite (l'article R351-37 du Code de la Sécurité sociale prévoit seulement que l'entrée en jouissance intervient le premier jour d'un mois et ne peut être antérieure au dépôt de la demande). En revanche, la demande d'attestation de carrière longue (préalable obligatoire) peut et doit être faite bien en amont.

Conseil pratique : faites votre demande d'attestation au moins 12 mois avant la date de départ souhaitée. Les délais d'instruction peuvent être longs, surtout si des régularisations de carrière sont nécessaires. Une fois l'attestation obtenue, déposez la demande de liquidation dans le délai des 6 mois.

Erreurs fréquentes

Confondre trimestres validés et trimestres cotisés

C'est l'erreur la plus courante. Le relevé de carrière affiche un total de trimestres validés (cotisés + assimilés). Beaucoup d'assurés pensent atteindre le seuil de 172 trimestres cotisés alors qu'une partie de leurs trimestres sont uniquement assimilés (chômage non indemnisé, maladie longue durée) et ne comptent pas pour la carrière longue.

Mal appréhender les plafonds par catégorie

Certains assurés cumulent de nombreux trimestres de chômage et de maladie et pensent que tous sont réputés cotisés. Chaque catégorie (chômage, maladie et AT/MP, invalidité, AVPF, maternité) a son propre plafond, généralement 4 trimestres (2 pour l'invalidité, sans limitation pour la maternité). Les plafonds se cumulent entre catégories, mais un excès dans une seule catégorie n'est pas retenu. À partir de septembre 2026, s'y ajoutent jusqu'à 2 trimestres au total au titre des majorations pour enfants, quel que soit le nombre d'enfants.

Ne pas vérifier les trimestres de début de carrière

Les trimestres validés avant 16, 18 ou 20 ans sont souvent les plus fragiles sur le relevé de carrière. Les emplois de jeunesse (stages, emplois saisonniers, contrats courts) sont fréquemment mal déclarés ou non reportés. Une vérification minutieuse de ces périodes est indispensable ; en cas d'oubli, une régularisation des trimestres manquants peut être demandée à votre caisse.

Ignorer l'impact de la réforme 2023

Les bornes d'âge et les durées cotisées ont changé avec la réforme du 14 avril 2023. Des assurés qui auraient pu partir à 60 ans sous l'ancien dispositif doivent désormais attendre 62 ou 63 ans. Il est essentiel de se baser sur les nouvelles règles et non sur des calculs antérieurs.

Déposer la demande trop tard

L'attestation de carrière longue est un préalable obligatoire à la liquidation de la pension. Sans elle, la demande de retraite anticipée ne peut pas aboutir. Un dépôt tardif peut retarder le départ de plusieurs mois, voire obliger l'assuré à prolonger son activité au-delà de la date souhaitée.

Ne pas contester un refus

En cas de refus de l'attestation, l'assuré peut saisir la Commission de recours amiable (CRA) de sa caisse dans un délai de 2 mois. Si le refus est confirmé, un recours devant le tribunal judiciaire (pole social) est possible. Les refus sont souvent fondés sur des erreurs de décompte qu'un examen approfondi du relevé de carrière permet de corriger.

Conclusion

La retraite anticipée pour carrière longue est un droit précieux pour les assurés ayant débuté leur vie professionnelle avant 21 ans. Mais ce droit est conditionné à des règles strictes : âge de début d'activité, durée cotisée, plafonds de trimestres réputés cotisés par catégorie. La réforme de 2023 et la LFSS 2026 ont modifié les paramètres du dispositif, rendant indispensable une analyse actualisée de chaque situation individuelle.

L'enjeu financier est considérable : partir 1 à 6 ans plus tôt représente plusieurs années de pension supplémentaires, mais aussi un risque de décote si les conditions ne sont pas parfaitement remplies.

Pour vérifier votre éligibilité à la retraite anticipée pour carrière longue et identifier les trimestres manquants ou mal reportés sur votre relevé de carrière, utilisez l'outil d'audit gratuit de Carriva. Notre analyse croise vos données de carrière avec les conditions réglementaires en vigueur et vous indique précisément votre date de départ au plus tôt.

Votre relevé contient peut-être des anomalies

Déposez votre relevé inter-régimes et obtenez une analyse complète en quelques secondes : anomalies, projections de pension et lettres de réclamation. 100% gratuit, sans inscription.