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Legislation

Suspension réforme retraites : ce qui s'applique en 2026

Réforme 2023 suspendue mais pas abrogée : ce qui reste en vigueur, ce qui est gelé, impact par profil (salarié, fonctionnaire, indépendant).

10 min de lectureMis à jour le 5 juillet 2026

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Suspension de la réforme des retraites : ce qui s'applique en 2026

La réforme des retraites de 2023 est suspendue, pas abrogée. Depuis la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025, le relèvement de l'âge légal de départ et l'allongement de la durée de cotisation sont décalés d'environ une génération, pour les pensions prenant effet entre le 1er septembre 2026 et le 1er janvier 2028. Concrètement : l'âge légal n'atteint 64 ans qu'à partir de la génération 1969 (au lieu de 1968), et les assurés nés de 1964 à 1968 peuvent partir 3 à 6 mois plus tôt que prévu. En revanche, la fermeture des régimes spéciaux aux nouveaux entrants n'est pas suspendue, et la loi de 2023 reste inscrite dans le Code de la Sécurité sociale.

Cette suspension a été présentée comme temporaire, avec l'horizon du 1er janvier 2028 en ligne de mire ; mais le retour au calendrier de 2023 n'est pas automatique : il dépendra d'une éventuelle nouvelle loi d'ici là. Pour savoir précisément quand vous pouvez partir, reportez-vous au tableau par génération plus bas, et assurez-vous que votre relevé de carrière ne comporte aucune anomalie grâce à un audit gratuit.

Ce que prévoyait la réforme 2023

La loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 portant financement rectificatif de la Sécurité sociale pour 2023 a constitué la refonte la plus importante du système de retraite français depuis la réforme Woerth de 2010. Adoptée par recours à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution, elle modifiait en profondeur les paramètres du régime de base.

Report progressif de l'âge légal de 62 à 64 ans

Le coeur de la réforme résidait dans le relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite, de 62 ans à 64 ans. Ce relèvement s'opérait à raison de 3 mois par génération, à compter des assurés nés à partir du 1er septembre 1961. L'objectif affiché était d'atteindre 64 ans pour la génération née en 1968.

Accélération du calendrier Touraine

La loi Touraine de 2014 (loi n° 2014-40 du 20 janvier 2014) prévoyait déjà un allongement progressif de la durée de cotisation vers 172 trimestres (soit 43 annuités), mais selon un calendrier étalé jusqu'à la génération 1973. La réforme de 2023 a comprimé ce calendrier en imposant les 172 trimestres dès la génération 1965, soit huit ans plus tôt que prévu initialement.

Fin des régimes spéciaux

La réforme prévoyait la fermeture des principaux régimes spéciaux (RATP, industries électriques et gazières, Banque de France, clercs de notaire) pour les nouveaux entrants à compter du 1er septembre 2023. Les agents déjà en poste conservaient leurs droits acquis au titre de leur régime d'origine.

Mesures abandonnées avant même la suspension

Deux dispositifs emblématiques de la réforme n'ont jamais vu le jour. Le CDI senior, contrat à durée indéterminée destiné aux demandeurs d'emploi de plus de 60 ans, figurait dans le texte adopté (article 3 de la loi) mais a été censuré par le Conseil constitutionnel comme « cavalier social » (décision n° 2023-849 DC du 14 avril 2023). L'index senior, obligation de publication d'indicateurs sur l'emploi des salariés de plus de 55 ans dans les entreprises de plus de 1 000 salariés, a lui aussi été censuré comme cavalier social par cette même décision : il n'a jamais figuré dans la loi promulguée.

Ce que "suspension" signifie juridiquement

La suspension de la réforme des retraites est un mécanisme juridique distinct de l'abrogation. Comprendre cette différence est essentiel pour évaluer votre situation personnelle.

La loi reste dans le Code de la Sécurité sociale

Point fondamental : la loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 n'est pas abrogée. Elle figure toujours dans le Code de la Sécurité sociale. Ses dispositions existent dans l'ordonnancement juridique français. Une abrogation nécessiterait le vote d'une nouvelle loi par le Parlement, ce qui n'a pas eu lieu.

Une suspension votée par le Parlement dans la LFSS 2026

La suspension a été décidée par le Parlement dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, promulguée le 30 décembre 2025. Il ne s'agit donc pas d'une simple décision gouvernementale de ne plus actualiser les décrets, mais bien d'une disposition législative votée. La suspension s'applique aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026.

Rappel de la chronologie : la réforme de 2023 (loi n° 2023-270 du 14 avril 2023) n'a jamais été suspendue par le gouvernement Bayrou, le « conclave » des partenaires sociaux lancé début 2025 ayant échoué en juin 2025 sans modification de la loi. La suspension a été annoncée par Sébastien Lecornu le 14 octobre 2025, insérée au PLFSS 2026 par lettre rectificative du 23 octobre 2025, adoptée le 16 décembre 2025, validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-899 DC du 30 décembre 2025) et promulguée comme article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (JORF du 31 décembre 2025). Les décrets d'application n° 2026-344 et 2026-345 du 7 mai 2026 ont été publiés au JO du 8 mai 2026.

Un décalage d'une génération, pas un gel à l'étape atteinte

Le mécanisme de suspension retenu par la LFSS 2026 est un décalage d'une génération du calendrier de la réforme 2023, et non un « gel à l'étape atteinte ». Concrètement, chaque génération de 1964 à 1968 bénéficie des paramètres initialement prévus pour la génération antérieure. L'âge cible de 64 ans et la durée de 172 trimestres sont désormais atteints par la génération 1969 (au lieu de 1968 dans le calendrier initial).

Différence entre suspension et abrogation

L'abrogation supprime définitivement un texte législatif. Elle produit un effet irréversible (sauf à revoter un texte identique). La suspension met en pause l'application d'un texte sans le supprimer. La suspension LFSS 2026 a été construite autour de l'horizon du 1er janvier 2028, évoqué lors des débats parlementaires. Le texte codifié fixe le barème décalé pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 ; ce qui s'appliquera au-delà de 2028 dépendra d'une éventuelle nouvelle loi.

Une situation par nature temporaire

La suspension crée un état d'incertitude pour l'horizon 2028 et au-delà. Les paramètres décalés sont ceux qui figurent aujourd'hui dans les textes ; leur évolution après le 1er janvier 2028 dépendra des choix du législateur et continuera d'alimenter le débat. Les recommandations du Conseil d'orientation des retraites (COR) et les contraintes de financement du système resteront en toile de fond.

Ce qui reste en vigueur et ce qui est gelé

Le tableau ci-dessous résume l'état des principaux paramètres selon trois temporalités : avant la réforme, ce que la réforme prévoyait à terme, et ce qui s'applique effectivement après le décalage LFSS 2026.

ParamètreAvant réformeRéforme 2023 (cible)Après décalage LFSS 2026
Âge légal de départ62 ans64 ans pour la génération 196864 ans pour la génération 1969 (décalage d'une génération)
Durée de cotisation167 à 172 trim. (calendrier Touraine, gen. 1973)172 trim. dès gen. 1965172 trim. dès gen. 1966 (décret 2026-345)
Carrières longuesDépart anticipé 58-60 ans4 bornes (58, 60, 62, 63 ans)4 bornes maintenues ; jusqu'à 2 trim. réputés cotisés au titre des enfants, au total (à partir du 1er sept. 2026)
Régimes spéciauxMaintenus pour tousFermés aux nouveaux entrants au 1er sept. 2023Fermeture maintenue (non suspendue)
Minimum contributif747,57 EUR/mois (majoré, jusqu'au 31 août 2023)Revalorisé à 848 EUR (sept. 2023), cible 85 % du SMIC netMiCo entier 756,29 EUR/mois, MiCo majoré 903,93 EUR/mois (si au moins 120 trim. cotisés) au 1er janvier 2026 (circulaire CNAV 2025-33)
Retraite progressiveAccessible dès 60 ans2 ans avant l'âge légalAccessible dès 60 ans pour toutes les générations (décrets 2025-680 et 2025-681 du 15 juillet 2025)

Point important : certaines mesures déjà pleinement entrées en vigueur avant la suspension ne sont pas affectées par le décalage. C'est le cas notamment de la revalorisation du minimum contributif, qui a été appliquée et continue d'être revalorisée chaque 1er janvier.

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Impact par profil

La suspension ne produit pas les mêmes effets selon votre statut professionnel. Voici les points de vigilance par catégorie.

Salarié du secteur privé

Si vous êtes salarié du privé relevant du régime général (CNAV), votre âge légal de départ dépend directement du calendrier décalé par la LFSS 2026. Si vous êtes né avant 1969, votre âge légal est inférieur à 64 ans et dépend de votre année de naissance (voir le tableau par génération ci-dessous). Si vous êtes né en 1969 ou après, votre âge légal est fixé à 64 ans (dans le calendrier post-LFSS 2026), mais ce paramètre pourrait évoluer à l'horizon 2028 à la reprise du calendrier ou en cas de nouvelle évolution législative.

Pour votre retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, la suspension de la réforme n'a pas d'impact direct : les règles de calcul des points et l'âge pivot (67 ans pour le taux plein sans décote) relèvent des accords paritaires entre partenaires sociaux, et non de la loi. À noter : les coefficients de solidarité et majorants (bonus-malus temporaire Agirc-Arrco) ont été supprimés par décision Agirc-Arrco, avec effet au 1er décembre 2023 pour les nouvelles liquidations (et au 1er avril 2024 pour les retraités déjà pénalisés).

Fonctionnaire

Les agents de la fonction publique (État, territoriale, hospitalière) sont concernés au même titre que les salariés du privé pour l'âge légal et la durée de cotisation. Les spécificités propres à la fonction publique demeurent inchangées :

  • Les catégories actives (policiers, pompiers, aides-soignants, etc.) conservent leurs bornes d'âge spécifiques, inférieures à l'âge légal de droit commun.
  • Les catégories sédentaires suivent le calendrier de droit commun gelé.
  • Les bonifications pour services actifs, pour enfants (enfants nés avant 2004) ou pour dépaysement restent inchangées par la suspension.

Le calcul de la pension sur la base des 6 derniers mois (traitement indiciaire brut) n'est pas affecté par la réforme ni par sa suspension.

Indépendant et travailleur non salarié (TNS)

Si vous êtes artisan, commerçant ou profession libérale, votre régime de base (Sécurité sociale des indépendants, intégrée depuis 2020 au régime général) suit les mêmes règles que le secteur privé. L'âge légal et la durée de cotisation décalés par la LFSS 2026 s'appliquent à vous de la même manière.

En revanche, votre retraite complémentaire (l'une des sections de la CNAVPL selon votre métier : CIPAV, CARMF pour les médecins, CARPIMKO pour les auxiliaires médicaux, CARCDSF pour les chirurgiens-dentistes et sages-femmes, etc., ou le RCI pour les artisans-commerçants) obéit à des règles propres, indépendantes de la réforme. Vérifiez vos droits complémentaires séparément.

Carrière longue

Le dispositif de départ anticipé pour carrière longue a été modifié par la réforme de 2023, avec l'introduction de quatre bornes d'âge (58, 60, 62, 63 ans) selon l'âge de début d'activité. Avec la suspension LFSS 2026, les conditions de durée cotisée par génération sont également décalées d'une génération.

Si vous avez commencé à travailler avant 16 ans, avant 18 ans, avant 20 ans ou avant 21 ans, les conditions de trimestres cotisés et d'âge de départ dépendent du calendrier applicable à votre génération. Le barème complet fixé par la circulaire Cnav 2026-17 est détaillé dans notre article carrière longue et suspension 2026. Ce dispositif étant particulièrement complexe, un audit personnalisé est fortement recommandé pour déterminer votre éligibilité exacte.

Nouvelles mesures introduites par la LFSS 2026

Au-delà du décalage du calendrier, la LFSS 2026 a également introduit, sous réserve de décret d'application, plusieurs mesures favorables :

  • Jusqu'à 2 trimestres réputés cotisés au titre des majorations pour enfants (maternité, adoption, éducation, congé parental) pour l'accès à la carrière longue, dans la limite de 2 trimestres au total quel que soit le nombre d'enfants, applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Cette mesure bénéficiera surtout aux mères qui ont eu des carrières longues interrompues par des maternités.
  • Réduction du nombre d'années du salaire annuel moyen de 25 à 23 ou 24 ans, selon le nombre d'enfants, pour certaines carrières féminines pénalisées par les interruptions d'activité.
  • Maintien des améliorations carrière longue issues de la réforme 2023 (4 bornes 58/60/62/63 ans, décret 2023-751 du 10 août 2023) : ces améliorations ne sont pas remises en cause par la LFSS 2026.

Ce tableau indique les paramètres applicables aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026 (calendrier post-LFSS 2026), tels que fixés par le décret n° 2026-345 du 7 mai 2026 pris en application de l'article 105 de la LFSS 2026. Ces valeurs sont celles inscrites dans les textes en vigueur ; leur évolution au-delà du 1er janvier 2028 dépendra d'une éventuelle nouvelle loi.

Année de naissanceÂge légal applicableDurée de cotisation requise
1958 -- 196062 ans167 trimestres
Janv. -- août 196162 ans168 trimestres (42 ans)
Sept. 1961 -- déc. 196162 ans et 3 mois169 trimestres
196262 ans et 6 mois169 trimestres
196362 ans et 9 mois170 trimestres
196462 ans et 9 mois170 trimestres
1965 (janv. -- mars)62 ans et 9 mois170 trimestres
1965 (avril -- déc.)63 ans171 trimestres
196663 ans et 3 mois172 trimestres
196763 ans et 6 mois172 trimestres
196863 ans et 9 mois172 trimestres
1969 et après64 ans172 trimestres (43 ans)

Lecture du tableau : si vous êtes né(e) en 1963, votre âge légal de départ est fixé à 62 ans et 9 mois et vous devez justifier de 170 trimestres pour bénéficier du taux plein. Si vous n'atteignez pas ce nombre de trimestres à votre âge légal, vous subirez une décote sur votre pension, sauf si vous attendez l'âge d'annulation de la décote (67 ans pour toutes les générations).

Attention : ces paramètres reflètent le décalage LFSS 2026, applicable aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. L'échéance du 1er janvier 2028 évoquée lors des débats ne déclenche aucun retour automatique au calendrier de 2023 : tout dépendra d'une éventuelle nouvelle loi. C'est précisément cette échéance qui rend un audit de votre relevé de carrière d'autant plus pertinent dès maintenant.

Générations 1964, 1965 et 1966 : ce que vous gagnez concrètement

Les générations nées juste après le coeur du calendrier 2023 sont celles qui profitent le plus du décalage. Voici l'écart, en mois, entre l'âge légal prévu par la réforme de 2023 et l'âge légal effectivement applicable après la suspension (source : décret n° 2026-345 du 7 mai 2026) :

  • Génération 1964 : âge légal ramené de 63 ans à 62 ans et 9 mois, soit 3 mois de gagnés (170 trimestres requis).
  • Génération 1965 : nés entre janvier et mars 1965, âge légal ramené de 63 ans et 3 mois à 62 ans et 9 mois, soit 6 mois de gagnés (170 trimestres) ; nés entre avril et décembre 1965, âge légal ramené à 63 ans, soit 3 mois de gagnés (171 trimestres).
  • Génération 1966 : âge légal ramené de 63 ans et 6 mois à 63 ans et 3 mois, soit 3 mois de gagnés (172 trimestres requis).

Ce gain vaut pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Le sort des liquidations au-delà du 1er janvier 2028 dépendra d'une éventuelle nouvelle loi. Le gain réel dépend aussi de votre durée d'assurance : sans le nombre de trimestres requis à l'âge légal, une décote s'applique, sauf à attendre l'âge d'annulation de la décote (67 ans). Vérifier que tous vos trimestres sont bien validés est donc déterminant pour transformer ce décalage en départ réellement anticipé.

Ce que vous devez faire maintenant

Face à cette période d'incertitude, la tentation est grande d'attendre "que les choses se clarifient" avant de s'occuper de son dossier retraite. C'est une erreur. Voici pourquoi.

Ne pas attendre la reprise du calendrier

L'horizon de la suspension LFSS 2026 est le 1er janvier 2028, mais rien n'est automatique à cette date : le calendrier applicable ensuite dépendra d'une éventuelle nouvelle loi. Attendre cette échéance ou une éventuelle évolution politique, c'est perdre un temps précieux pour préparer votre départ. Quelle que soit l'issue politique, vos droits acquis (trimestres cotisés, points de complémentaire, salaires portés au compte) restent les mêmes.

Vérifier votre relevé de carrière dès maintenant

Votre relevé de carrière inter-régimes (RIS) est le document fondateur de votre future pension. Il recense l'ensemble de vos trimestres validés et de vos rémunérations prises en compte. Les anomalies sur ce relevé (trimestres manquants, salaires mal reportés, périodes d'apprentissage oubliées, service militaire non comptabilisé) sont totalement indépendantes de la réforme et de sa suspension.

Que l'âge légal soit à 62 ou à 64 ans, un trimestre manquant sur votre relevé reste un trimestre manquant. Et chaque trimestre manquant peut représenter une décote de 1,25 % sur votre pension, soit une perte cumulée de plusieurs milliers d'euros sur la durée de votre retraite.

Les erreurs se corrigent mieux tôt que tard

Les organismes de retraite imposent des délais de prescription pour la correction des relevés. Plus vous attendez, plus il devient difficile de réunir les pièces justificatives (bulletins de salaire anciens, attestations d'employeurs disparus, certificats de service militaire). Corriger une erreur cinq ans avant le départ est infiniment plus simple que de le faire six mois avant.

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Un audit complet de votre relevé de carrière permet de :

  • Identifier les trimestres manquants ou mal attribués
  • Repérer les anomalies de salaire qui faussent le calcul de votre pension
  • Vérifier votre éligibilité au départ anticipé pour carrière longue
  • Simuler votre pension selon différents scénarios (maintien de la suspension, abrogation, relance de la réforme)
  • Déterminer si un rachat de trimestres est pertinent dans votre situation

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