Un régime complémentaire de retraite est un régime obligatoire qui s'ajoute au régime de base pour constituer la pension totale d'un assuré. En France, la retraite obligatoire repose sur deux étages : la retraite de base (régime général, MSA, CNRACL, etc.) et la retraite complémentaire. Les deux sont financés par répartition.
Pour les salariés du secteur privé, le régime complémentaire obligatoire est l'Agirc-Arrco. Pour les agents non titulaires de la fonction publique et des collectivités territoriales, c'est l'Ircantec. Pour les professions libérales, des sections professionnelles spécialisées gèrent la complémentaire (CIPAV, CARMF, CARPIMKO, etc.). Les fonctionnaires titulaires disposent de la RAFP (retraite additionnelle de la fonction publique).
Contrairement aux régimes de base qui fonctionnent en annuités (calcul basé sur le salaire et la durée), la plupart des régimes complémentaires fonctionnent en points. Les cotisations annuelles sont converties en points selon un prix d'achat du point. Au moment de la retraite, le nombre total de points est multiplié par la valeur de service du point pour déterminer le montant de la pension complémentaire.
La part de la retraite complémentaire dans la pension totale est considérable. Pour un cadre du secteur privé, la complémentaire Agirc-Arrco peut représenter 55 à 65 % de la pension totale. Pour un non-cadre, cette proportion est de l'ordre de 30 à 40 %. Ignorer la complémentaire dans un bilan retraite conduirait à une estimation très incomplète.
Il ne faut pas confondre le régime complémentaire obligatoire avec l'épargne retraite supplémentaire (PER, PERCO, article 83), qui constitue un troisième étage facultatif. Le régime complémentaire est obligatoire pour tout salarié dès le premier euro de cotisation.