Le salaire annuel moyen (SAM) est l'un des trois éléments de la formule de calcul de la pension de base au régime général : pension = SAM x taux x (durée d'assurance au RG / durée de référence). Il correspond à la moyenne des salaires annuels soumis à cotisations au régime général, revalorisés en fonction de l'inflation, pour les 25 meilleures années de la carrière (art. R351-29 CSS).
Le principe des 25 meilleures années a été progressivement mis en place par la réforme de 1993 (réforme Balladur). Avant cette réforme, le SAM était calculé sur les 10 meilleures années. La transition vers les 25 meilleures années s'est faite de manière progressive en fonction de la génération de l'assuré. Pour les assurés nés à partir de 1948, ce sont bien les 25 meilleures années qui s'appliquent.
Seuls les salaires soumis à cotisations vieillesse au régime général sont pris en compte, dans la limite du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de l'année considérée. Les revenus au-delà du PASS ne sont pas intégrés dans le calcul du SAM, mais ils donnent lieu à des cotisations au régime complémentaire Agirc-Arrco.
Les salaires retenus sont revalorisés par des coefficients publiés chaque année par la CNAV, afin de tenir compte de l'évolution des prix. Cette revalorisation permet de comparer des salaires perçus à des époques différentes sur une base homogène.
Si l'assuré a cotisé à plusieurs régimes alignés (régime général, MSA salariés, SSI), les 25 meilleures années sont sélectionnées sur l'ensemble de la carrière inter-régimes. En revanche, pour un polypensionné relevant de régimes non alignés, chaque régime effectue son propre calcul.
Exemple chiffré. Un salarié dont les 25 meilleures années, revalorisées, s'établissent en moyenne à 33 000 euros obtient un SAM de 33 000 euros, plafonné de toute façon au PASS de chaque année. Sa pension de base à taux plein et carrière complète atteint 33 000 x 50 %, soit 16 500 euros par an. Si une année médiocre à 14 000 euros venait, à tort, remplacer une bonne année dans le décompte, le SAM baisserait et la pension avec lui : d'où l'intérêt de vérifier que ce sont bien les 25 meilleures années qui ont été retenues.
Des années de faibles revenus peuvent dégrader le SAM si elles figurent parmi les 25 meilleures. C'est pourquoi les années sans revenu (ou avec un revenu nul) ne sont pas retenues dans le calcul, évitant ainsi de tirer la moyenne vers le bas.